Le pétrole recule face à la hausse de la production américaine

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OIL TEXAS
Precision Drilling oil rig operators install a bit guide on the floor of a Royal Dutch Shell Plc oil rig near Mentone, Texas, U.S., on Thursday, March 2, 2017. Exxon Mobil Corp., Royal Dutch Shell and Chevron Corp., are jumping into American shale with gusto, planning to spend a combined $10 billion this year, up from next to nothing only a few years ago. Photographer: Matthew Busch/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
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Les prix du pétrole courbaient l'échine jeudi en cours d'échanges européens, la santé de fer de la production américaine qui devrait par ailleurs profiter de la présidence de Donald Trump inquiétant les marchés.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 51,31 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 51 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance cédait 45 cents à 49,17 dollars.

Le prix du Brent a atteint vers 08H45 GMT son plus bas niveau depuis un mois, à 51,07 dollars.

"Le regard des marchés se détourne enfin des prestidigitateurs de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) pour se focaliser sur la production américaine de pétrole, qui est actuellement la clef de l'offre, alors qu'elle a grimpé la semaine dernière à 9,265 millions de barils par jour, à son plus haut niveau depuis août 2015", ont estimé les analystes de Commerzbank.

"Les données hebdomadaires du Département américain de l'Energie (DoE) publiées mercredi sont on ne peut plus claire. Les réserves de brut ont baissé, mais celles d'essence se sont envolées", ont résumé les analystes de PVM.

Alors que la surproduction mondiale, en grande partie due aux extractions de pétrole non conventionnel aux Etats-Unis, avait fait plonger les cours, l'Opep a tenté fin 2016 de rassurer les marchés en s'accordant avec d'autres grands producteurs pour limiter sa production.

Mais les efforts du cartel et de ses partenaires ont fait grimper les prix, et les producteurs indépendants américains en ont profité pour à nouveau augmenter leurs extractions, ce qui pèse à son tour sur les prix.

Pour ajouter aux maux de l'Opep, l'industrie américaine profite d'une politique du président Donald Trump qui devrait lui être largement favorable.

L'oléoduc "Dakota Access Pipeline (dont le projet controversé a été relancé par le président américain, ndlr) devrait ouvrir en mai, ce qui accélèrera les livraisons du Dakota vers l'Asie. Le projet de baisser de 35 à 15% l'impôt sur les sociétés a déçu certains acteurs de marché, mais devrait tout de même profiter à l'industrie. Et nous attendons d'autres mesures visant spécifiquement à aider l'industrie des énergies fossiles", ont énuméré les analystes de Commerzbank.

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