À Tanger, la jeunesse à l'honneur du 21e Salon des livres et des arts

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LITTÉRATURE - Il y aura du beau monde cette année au Salon international de Tanger des livres et des arts. Pour sa 21e édition, ce rendez-vous incontournable pour les amateurs du livre et des arts investira du 3 au 7 mai prochains le Palais des institutions italiennes.

Le Salon, organisé par l'Institut français de Tanger en partenariat avec l'Association Tanger Région action culturelle (ATRAC), mettra cette fois la jeunesse à l'honneur. Sont attendus écrivains, sociologues, historiens, philosophes et artistes de tous bords. Ils donneront chacun leur regard sur la jeunesse et ses défis, a fait savoir Jérôme Migayrou, directeur de l'Institut français de Tanger et commissaire du Salon, lors d'une conférence de presse tenue ce mardi à Casablanca.

"Comment la jeunesse s'inscrit dans son époque? Quels sont les moyens de son émancipation et de sa résistance? Comment peut-elle s'engager pour le monde de demain? Autant d'espaces de réflexion à investir pour rappeler l'importance de sa liberté et le pouvoir de son audace", a-t-il souligné.

Des conférences, des tables rondes et des concerts

Parmi les écrivains attendus à l'événement, il y a le prix Goncourt de 1987 et membre de son académie Tahar Ben Jelloun. Avec le journaliste et essayiste français Jean Birnbaum, l'écrivain animera la première des "conférences du soir" du Salon, le jeudi 4 mai à partir de 19h00. Deux autres conférences prévues les 5 et 6 mai verront la participation de l'écrivain marocain Abdellah Taïa, le romancier et scénariste français David Foenkinos, et l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, récompensé notamment en 2016 pour son livre "Le garçon" par le Prix Fémina, Marcus Malte.

En journée, plusieurs tables rondes sur des sujets d'actualités sont au programme. L'écrivain et journaliste Hicham Houdaifa, l'islamologue, politologue franco-marocain Rachid Benzine et l'écrivain, militant et fondateur de l'association Marocains Pluriels Ahmed Ghayat parleront de cette jeunesse "en mal de repères" et de la tentation de la radicalisation.

Et si la jeunesse était éternelle?

D'autres tables rondes sur "l'art comme voie/voix de résistance", la question de "l'identité numérique", la "construction identitaire; entre conformisme et affirmation de soi" sont également prévues au Palais des Institutions italiennes de Tanger. Des lectures et rencontres avec Abdellah Boussouf, Mohamed Sammouni, Sanaa El Aji ou encore avec la chanteuse Sapho sont aussi attendues.

Une exposition collective sur la "Jeunesse éternelle", également au rendez-vous, réunira cinq artistes qui ont pour point commun d'aborder leur environnement de manière poétique, sensible et enfantine. Il s'agit de Deborah Benzaquen, Francesca Gardini, Pierre de Loheac, Randa Maroufi et Maycec. L'exposition sera présentée le 3 mai à partir de 19h30 et se poursuivra jusqu'au 2 juillet prochain.

Enfin, le Salon international des livres et des arts de Tanger, c'est aussi de la musique. La chanteuse d'origine berbère Hindi Zahra viendra accompagnée d'une nouvelle formation musicale composée de Mehdi Nassouli, Anas Chlieh, Mehdi El Kindi, Yahya Ziaten et Abdelali Gounsani. Le concert aura lieu jeudi 4 mai, à partir de 21h00 (prix du billet: 100 DH). Le groupe Hoba Hoba Spirit, qui n'est plus à présenter, prendra le relais le lendemain.

Pour "les plus courageux", la Nuit du cinéma investira la salle Beckett de l'Institut français de Tanger jusqu'à des heures tardives de la nuit, souligne Jérome Migayrou. Trois films seront projetés: À peine j'ouvre les yeux de Leyla Bouzid (2015), Hedi, un vent de liberté de Mohamed Ben Attia (2016) et The End de Hicham Lasri (2011).

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