Près de 22 mille pièces archéologiques saisies en Tunisie après la révolution

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ARCHEOLOGY TUNISIA
TO GO WITH AFP STORY BY Kaouther LARBI View dated on Ocotber 15, 2010 shows party of Byrsa, the walled citadel above the harbour in ancient Carthage. The Carthage Museum in Tunisia unveiled this week end the long-awaited, 2,600 year old Byrsa Boy after undergoing a lengthy process of skeletal reconstitution in France. The skeleton of a boy in his twenties, who lived in the sixth century B.C. in Byrsa in ancient Carthage, was delivered several months ago to the laboratories of Elisabeth Daynes, a | DEA / ARCHIVIO J. LANGE via Getty Images
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Avec la multiplication des fouilles clandestines en quête de pièces archéologiques après la révolution, le nombre d’objets saisis lors d’opérations de contrebande ou dans le cadre de saisies internes, est estimé à près de 22.000 pièces, a déclaré Fawzi Mahfoudh, directeur de l’Institut national du patrimoine (INP), au correspondant de l’agence TAP à Nabeul.

Mahfoudh s’exprimait en marge de l’ouverture de l’atelier régional pour le Moyen-Orient, le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, sur “le rôle de l’administration des douanes dans la protection du patrimoine culturel” organisé, du 24 au 28 avril, à Hammamet (Nabeul), par la direction générale des Douanes en Tunisie, en partenariat avec l’ambassade de France en Libye et l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

Mahfoudh a souligné la nécessité d’intensifier les efforts internationaux afin d’amener l’occident, en particulier les pays européens, à pénaliser le trafic du patrimoine des autres pays d’autant que leurs lois internes interdisent ce genre de commerce quand il s’agit du patrimoine européen.

Il a aussi loué l’effort fourni par les services des douanes tunisiennes dans la protection du patrimoine national du pillage et de la contrebande ainsi que dans la protection des frontières pour que le pays ne devienne pas un point de transit de ce commerce illégal.

Il a fait savoir qu’une cellule en charge des objets saisis a été créé au sein de l’INP qui a pour mission, entre autres, la coordination avec les douanes tunisiennes et la réalisation de tests d’urgences nécessaires dans le cas d’affaires où sont impliquées des étrangers, des voyageurs ou des personnes en transit sur les frontières tunisiennes.

Le Directeur général des Douanes Adel Ben Hassine a indiqué que les services de son département, avec le soutien de la garde nationale, ont réussi cette année à faire échouer deux importantes opérations de contrebande de pièces archéologiques dont des statues ainsi qu’un manuscrit judaïque de valeur.

Selon lui, le démarrage de la modernisation des Douanes tunisiennes en les équipant de matériel technologique de pointe tels que les scanners couvrant tous les points de transit du pays ne manquera pas de renforcer les mesures de sécurité dans l’ensemble des frontières.

La représentante de l’OMD, Maria Bulenar, a parlé d’un premier atelier du genre regroupant des départements de Douanes de 12 pays de la région du Moyen-Orient, du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, dont l’importance est capitale pour les activités de l’Organisation, d’autant qu’il s’agit de la sécurité aux frontières et de la prévention de la contrebande d’objets d’antiquités avec toute la valeur historique qu’ils représentent pour les peuples.

Elle a noté que le rôle des départements des Douanes est plus important dans les pays en guerre et sujets aux conflits qui sont plus exposés aux pillages et aux vols, et pour qui la responsabilité est double dans la protection du pays des méfaits de la contrebande.

Maria Bulenar a indiqué que cet atelier est organisé dans le cadre de l’activation de la résolution onusienne relative au rôle des douanes dans la protection du patrimoine culturel des pays à travers le renforcement des compétences des douanes. Ceci devra permettre, a-t-elle estimé, “de repérer les besoins spécifiques des services des douanes afin de pouvoir par la suite élaborer des programmes de formation en fonction des besoins de chaque pays”.

Le programme de l’atelier comprend une série d’interventions sur des sujets relatifs au commerce illicite du patrimoine culturel, le rôle des structures gouvernementales et les administrations douanières en charge du secteur, ainsi que la présentation des expériences d’autres pays participants.

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