Des migrants maghrébins se réfugient dans des trains abandonnés en Grèce (PHOTOS)

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IMMIGRATION - En Grèce, des immigrés d’origine marocaine, tunisienne et algérienne, se cachent dans des trains de marchandises pour traverser la frontière gréco-macédonienne. Arrivés en Grèce en 2016, ils ont trouvé refuge dans d’anciens wagons rouillés autour d’une station de train située à la périphérie de Thessalonique, au nord de la Grèce, rapporte l'agence Reuters.

Leur objectif ? Atteindre les pays d’Europe centrale, et pour cela, ils sont prêts à tout: sauter dans les wagons des trains qui s’arrêtent dans la gare, ou se faufiler entre les compartiments. D’autres ont même déclaré à Reuters qu’ils envisagent de sortir du train avant d’arriver à la frontière pour ensuite continuer à pied.

"Je me suis promis que j'essaierai cinq fois. Si je ne réussis pas, je tâcherai de passer par un autre endroit", déclare à Reuters Mohamed Khaleuf, un migrant marocain d’une vingtaine d’années.

Cependant, la plupart d’entre eux se font prendre par les gardes macédoniens et sont directement renvoyés en Grèce. Mais si on ne peut pas encore estimer le nombre d’immigrés qui a rejoint l’Europe centrale via la voie ferroviaire, on sait déjà que plus d’un million d’entre eux et de réfugiés sont arrivés en Europe en 2015 depuis la Turquie. Ils se retrouvent ensuite en Grèce et traversent les Balkans en direction du Nord, vers l’Allemagne ou encore l’Autriche.

Ce flux de migrants a poussé l’UE et la Turquie à fermer cette route en mars 2016 à la suite d’un accord, ce qui a créé des camps improvisés à travers la Grèce comme cette station de train abandonnés où les conditions de vies sont très extrêmes. Dépourvus d’eau courante et d’électricité, ces migrants doivent chercher leur nourriture dans un camp voisin, une ancienne usine de papier toilette.

"Ici, nous vivons comme des animaux", déclare Habib à Reuters, un Algérien de 22 ans qui a rejoint Athènes en se cachant sous un camion dans un ferry.

Malgré des conditions désastreuses, de nombreux migrants choisissent les voitures sur les camps car ils peuvent surveiller les trains qui passent, en attendant l'éventuelle chance de pouvoir se retrouver de l’autre côté de la frontière.

  • Des migrants algériens tentent de sauter à bord d'un train de marchandises dans l'espoir de traverser la frontière gréco-macédonienne, dans la ville de Thessalonique, au nord de la Grèce.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Un migrant marche entre des wagons abandonnés, utilisés comme refuges.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Un migrant algérien montre sa main, expliquant s'être blessé en voulant sauter à bord d'un train en direction de la Macédoine.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Les wagons abandonnés servent de refuges et d'abris aux migrants arrivés d'Algérie, du Maroc et de Tunisie.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • L'attente près des voies ferrées, en attendant le passage d'un train de marchandises que tenteront de prendre les migrants.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Habib (à gauche), Algérien de 22 ans, court vers un train de marchandise en direction d'Europe Centrale.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Imane, Marocaine de 39 ans, dans un des wagons abandonnés. Enceinte de quatre mois, Imane est arrivée en Grèce il y a 7 mois.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Entre deux wagons, au moment où le train de marchandises est à l'arrêt.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Mohamed Khaleuf, immigré marocain, debout près d'un train de marchandises avant son départ.
    Alexandros Avramidis / Reuters
  • Habib (à droite) entre deux wagons de train. Habib est arrivé en Grèce trois mois auparavant, caché dans un camion à bord d'un ferry.
    Alexandros Avramidis / Reuters
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