Ces réalisatrices qui mettent en lumière le Maghreb et le Proche-Orient

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CINÉMA - Le cinéma au Maghreb comme au Proche-orient a vu ces dernières l'arrivée d'une nouvelle vague de réalisatrices. Des femmes dont les films obtiennent souvent une reconnaissance internationale ou des prix dans de prestigieux festivals, à l'instar de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, dont le prochain film "La belle et la meute" sera présenté en compétition au prochain Festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard", ou encore la Libanaise Nadine Labaki, qui a récemment achevé le tournage de son dernier opus. Portraits de ces femmes aux univers distincts qui changent le regard porté sur le cinéma arabe et maghrébin.

  • Maysaloun Hamoud
    REUTERS/Baz Ratner
    Le premier film de la réalisatrice palestinienne "Je danserai si je veux", inédit au Maroc et en salle en France depuis le 12 avril, raconte l'histoire de trois femmes arabes israéliennes vivant à Tel Aviv. Un film qui traite de sujets comme le conservatisme de la population arabe israélienne, l'homosexualité, mais aussi la place de la femme arabe. Une sortie évènement pour la jeune femme dont ce premier opus a attisé la curiosité de la presse française. La jeune femme ne s'est pas faite que des alliés. Selon le journal français Le Point, la municipalité de Oum el-Fahem (village dont est originaire Nour, l'une des héroïnes du film) a dénoncé un film "de bas niveau, sans le moindre élément de vérité". On ne peut pas plaire à tout le monde.
  • Nadine Labaki
    Reuters
    La Libanaise a marqué les esprits avec son premier film, "Caramel", présenté au Festival de Cannes en 2007, à la Quinzaine des réalisateurs. Un long-métrage devenu culte depuis et qui a été suivi par un second film tout aussi salué, "Et maintenant on va où", un drame musical sur fond de conflit religieux au Liban. Le film a valu à la réalisatrice le prix du public au Festival international du film de Toronto, une première pour un film arabe. La réalisatrice est également actrice. Elle a joué dans tous ses films et on a pu l'apercevoir dans "Rock the Casbah" de la Marocaine Laila Marrakchi. Le prochain film de Nadine Labaki, dont le tournage est terminé depuis seulement quelques semaines, s'intitulera "Capharnaüm".
  • Haifaa al-Mansour
    Reuters
    Haifaa al-Mansour est entrée dans l'histoire en devenant "la première réalisatrice saoudienne". Son film "Wadjda" raconte l'histoire d'une petite fille qui rêve de posséder un vélo, pratique interdite aux femmes en Arabie Saoudite. La réalisatrice poursuit depuis sa carrière aux États-Unis. Elle a récemment signé un biopic de l'écrivaine Mary Shelley, auteure du roman "Frankenstein", avec l'actrice américaine Elle Fanning et la britannique Maisie Williams, plus connue pour son rôle d'Arya dans "Game of Thrones".
  • Kaouther Ben Hania
    DR
    La Tunisienne continue son beau parcours. Après un premier film remarqué, "Le Challat de Tunis", suivi de "Zineb n'aime pas la neige", la jeune cinéaste est en compétition dans la catégorie "Un certain regard" au Festival de Cannes 2017 pour son dernier film "La belle et la meute". "C'est la première fois depuis 17 ans que le cinéma tunisien est représenté en sélection officielle au Festival de Cannes", soulignent nos confrères du HuffPost Tunisie.
  • Laila Marrakchi
    DR
    Son premier film "Marock", au delà de la polémique initiale, est devenu culte. Depuis, celle qui a lancé la carrière d'acteurs comme Assaad Bouab Morjana Alaoui et Fatym Layachi, continue de multiplier les projets au cinéma et à la télévision. En 2013 sortait son nouveau film "Rock the Casbah", où elle retrouvait Morjana Alaoui, pour un casting comptant aussi avec la présence de Omar Sharif, Nadine Labaki, Hiam Abbass, Lubna Azabal... Ce mois-ci, une nouvelle polémique l'a remise bien malgré elle sur le devant de la scène. Certains propos et passages du documentaire qu'elle signe sur les Marocains et l'amour, récemment diffusé sur la chaîne 2M, ont choqué une partie des téléspectateurs. Une polémique considérée comme "un peu normale", nous confiait la réalisatrice, pour un sujet encore tabou. "L'idée était de faire témoigner des gens. Ceux qui veulent débattre débattront", concluait-elle.
  • Cherien Dabis
    REUTERS/Mario Anzuoni
    En 2009, l'Américaine d'origine jordano-palestinienne était classée par le journal américain Variety parmi les 10 réalisateurs à suivre. Cherien Dabis se fait connaitre grâce à son premier film "Amereeka" qui raconte la dure intégration d'une mère palestinienne et de son fils dans une Amérique à peine remise de la guerre en Irak. Elle est actuellement productrice, scénariste et réalisatrice de séries à succès comme "Empire" et "Quantico". Un retour aux sources pour celle qui avait débuté sa carrière comme scénariste pour la série culte "The L World".
  • Narjiss Nejjar
    TV5Monde
    La femme marocaine, un sujet de prédilection pour Narjiss Nejjar. Après son premier film "Le yeux secs", puis plus récemment "L'amante du Rif", la réalisatrice marocaine s'attaque à une période sensible de l'histoire moderne du Maroc. Dans "Apatride", qui sortira bientôt sur les écrans, la cinéaste revient sur l'expulsion de 45.000 Marocains d'Algérie en décembre 1975. Les acteurs Aziz El Fadili ("La Brigade"), Avishay Benazra ("L’orchestre de minuit") et Julie Gayet ("Quai d’Orsay") figurent au casting.

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