La commission mixte Maroc-UE revendique l'ALECA

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COMMISSION MIXTE
Mohamed Benfakir
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DIPLOMATIE - Les membres de la commission parlementaire mixte Maroc-Union européenne se sont retrouvés aujourd’hui à Rabat pour leur 8e réunion annuelle. Les échanges ont couvert tous les domaines, notamment politique, économique, social, sécuritaire et environnemental.

Sur le plan commercial, les deux délégations ont appelé à l’accélération de la mise en place de l’accord de libre échange complet et approfondi (ALECA), proposant, entre autres, la levée des barrières non tarifaires. Il convient de rappeler que les négociations entre le Maroc et l’UE sont actuellement en stand-by. En l’absence du gouvernement marocain, les pourparlers ont été bloqués pendant plusieurs mois. Cet accord devrait constituer un instrument efficace pour la sécurisation des investissements et le développement des échanges commerciaux.

Encourager les projets communs

Abderrahim Atmoun a relevé les priorités et les chantiers qui attendent la commission qu’il préside. Selon lui, cette structure doit jouer un rôle encore plus grand dans l’accompagnement et la promotion d’actions régionales répondant aux besoins des populations maroco-européennes. Le président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE ne pouvait manquer cette occasion pour courtiser les partenaires européens. Il a appelé à la mise en place de grands projet communs dans divers domaines, dont la pêche, l’agriculture, l’énergie et la lutte contre la radicalisation.

Abderrahim Atmoun voit encore plus grand. Pour lui, la commission devrait se pencher sur des projets régionaux, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, des transports et de l’environnement. L’idée est de favoriser la création de filières industrielles et de générer ainsi des emplois qualifiés tout en veillant au transfert des technologies de l’Europe vers le Maroc. Le représentant de la partie marocaine semble être conscient de la difficulté d’investir dans de gros projets. Il reconnaît que de nouveaux outils de travail et de moyens de financements doivent être créés pour relever ce défi. Pour lui, les deux parties devront mettre la main à la poche. Autrement dit, le Maroc ne devrait pas compter uniquement sur les fonds européens mais puiser dans ses réserves.

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Filed by Hajar Benezha