Plus de 1000 prisonniers politiques palestiniens entament une grève de la faim illimitée

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PRISON ISRAEL
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Plus d'un millier de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé ce lundi 17 avril 2017 une grève de la faim collective, inédite depuis des années, à l'appel de Marwan Barghouthi, leader de la deuxième intifada condamné à perpétuité par les autorités coloniales, a indiqué un responsable palestinien.

"Environ 1.300 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim et ce chiffre pourrait augmenter dans les heures à venir", a déclaré à l'AFP Issa Qaraqee, chargé de la question des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne. De son côté, le Club des prisonniers palestiniens a évoqué le chiffre de "1.500" grévistes de la faim.

Actuellement et selon les chiffres du Club des prisonniers palestiniens, 6500 palestiniens sont emprisonnés, dont 61 femmes, 300 enfants et 24 journalistes. 44 personnes sont détenues depuis plus de 20 ans et 210 prisonniers ont perdu la vie en prison.

Les grévistes dénoncent le recours d’Israël "à la détention administrative". Selon l'Agence Média Palestine, du 1er Mars 2014 au 24 Avril 2014, 183 palestiniens ont été détenus sans inculpation ni jugement. Parmi eux, se trouveraient neuf membres du Conseil Législatif Palestinien.

Les grévistes réclament des changement au niveau des procédés de visite et des soins médicaux. Parmi les revendications, nous pouvons citer : " la reprogrammation de la deuxième visite prévue par La Croix Rouge et qui a été annulée, respect de la régularité des visites, plus d’interdiction de visite aux proches d‘un détenu, procéder avec rapidité aux interventions chirurgicales et les traiter dans l’urgence qu’elles nécessitent, permettre aux médecins spécialistes de l’extérieur d’accéder à l’établissement et la libération des détenus souffrant de maladies chroniques ou de handicaps."

Des manifestations de soutien aux grévistes ont commencé à éclore dans plusieurs régions du pays, comme par exemple à Naplouse ou à Balata.

Rappelons qu'il ne s'agit pas du premier événement de ce type, puisqu'en 2012, la grève de la faim qui avait impliqué 2 000 prisonniers avait conduit à un accord avec les forces d’occupation israélienne.

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