Joan Baez fait un tabac en invitant Donald Trump à aller voir un psy (VIDÉO)

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Les Algériens qui ont eu de la chance d’assister au concert gratuit donné par Joan Baez à la salle Harcha à fin des années 70 ont été ravi de la retrouver à nouveau grâce aux partages sur les réseaux sociaux en train de se moquer de l’homme le plus puissant du monde du moment, Donald Trump.

Du pur Joan Baez où les paroles – qui portent le message - sont infiniment plus importantes que la musique relativement sommaire. Cela donne un portrait grinçant et ironique. Donald Trump n’est à aucun moment cité dans la chanson intitulée «Nasty man » (méchant gars) mais il n’y a pas besoin de faire un dessin pour comprendre qu’elle s’occupe du "futur dictateur".

Joan Baez a décidé de faire rire aux dépens de Trump en l’invitant à "s'excuser auprès de la Terre" et à "consulter un psy" pour ses "sérieux troubles psychologiques". "Ceci est ma petite chanson sur un homme devenu méchant/méchant de la tête aux pieds" dit la chanson qui n’oublie pas de pointer sa tendance à abuser du tweet.

"Quand la saleté sur cet homme
Retombera sur lui
Et que personne ne se préoccupera de ses tweets
Il sera enfin et obsolète pour toujours".

Agée de 76 ans, Joan Baez, avait exprimé, dans un entretien au journal Le Monde en juillet 2016, son hostilité à Donald Trump. Elle soulignait que son élection était possible car "il y a tant de personnes frustrées, stupides, sans éducation et sans aucune idée de ce qui se passe dans le monde que c’est hélas possible. Il y a en lui de l’Hitler et du Mussolini. »

Le père de Joan Baez, un physicien d’origine mexicaine connu, Albert Vinicio Baez, a refusé de travailler pour la défense pour s’orienter vers l’enseignement.

"Ses amis l’avaient convaincu, au début, d’accepter un poste bien rémunéré en lui répétant : ne t’inquiète pas, tu n’auras pas besoin de tirer sur qui que ce soit ! Il travaillait notamment à développer des vitres blindées pour les bombardiers. Mais il avait des crises de conscience et s’est définitivement orienté vers le pacifisme, préférant enseigner la physique à l’université. Et j’ai pleinement adhéré à cela" a-t-elle expliqué dans le même entretien au journal Le Monde.

Il y a eu un moment algérien dans la carrière universitaire de Albert Baez. Ce qui a valu aux étudiants de la fin des années 70 le bonheur d’écouter sa fille à la salle Harcha où elle a donné un concert gratuit. Dans la salle, les briquets étaient allumés. En hommage. En remerciement.

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