Dans les coulisses de l'opérette "La veuve joyeuse" au théâtre Mohammed V de Rabat (VIDÉO)

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MUSIQUE - Une veuve, qui n’a pas l’air d’avoir pleuré son mari, s’installera quelques jours à Rabat pour nous raconter, ou plutôt chanter son histoire. Et c’est sur la scène du théâtre national Mohammed V qu’elle nous convie pour assister à une opérette viennoise qui date de plus cent ans, "La veuve joyeuse" de Franz Lehár. Entre rires et pleurs, les spectateurs pourront s’attendre à une valse d’émotions en assistant à ce mélange de chant, de dialogues, de danse, et de personnages haut en couleur.

L’histoire de la veuve joyeuse commence en Marsovie, ce pays imaginaire dont l’essentiel de la fortune appartient à Missia Palmieri (Brigitte Hool), la veuve d’origine américaine et personnage principal de cette opérette. Et pour que sa fortune reste marsovienne, l’ambassadeur du pays à Paris, Popoff (Jean-Marc Biskup) veut la marier au prince Danilo Danilovitch (Régis Mengus). Ce qu’il ignore, cependant, c’est qu’autrefois Missia et Danilo étaient amoureux et suite à un malentendu, elle avait fini par épouser le vieux Palmieri, qui lui a laissé toute sa fortune.

D’autres personnages entrent également en jeu comme l’épouse de l’ambassadeur, Nadia (Tatiana Probst), qui s’acoquine avec Camille de Coutançon (Éric Salah), sans éveiller les soupçons de son mari trop crédule.

veuve joyeuse

Les spectateurs pourront ainsi découvrir la veuve comme Franz Lehár l’avait écrite grâce à la mise en scène de Jean-Marc Biskup, qui a su préserver l’âme de ce chef d’œuvre intemporel joué plus de 300.000 fois cinq ans après sa création, tout en gardant la même intrigue et en choisissant des costumes et des décors inspirés de l’époque.

"On s’est rendu compte que les spectateurs attendaient des productions très traditionnelles", explique Caroline Saunier, directrice déléguée de la Fondation Ténor pour la Culture, qui gère de grands projets culturels au Maroc notamment l’Orchestre et le Chœur Philarmoniques du Maroc. "Quelqu’un qui a déjà vu la version originale de cette opérette n’aura pas de mal à voir une version plus moderne. Mais au Maroc, on a une demande d’avoir des mises en scène plus proches de ce que le compositeur a imaginé".

Depuis 2008, l’Orchestre Philarmonique du Maroc (OPM) produit ses propres opéras et propose tous les ans une différente représentation qui réunit chaque soir des centaines de spectateurs. Pour la première fois, l’OPM produira une opérette et le choix de "La veuve joyeuse" est arrivé comme une évidence. À cet occasion, le Chœur Philarmonique du Maroc accompagnera les musiciens sous la direction du chef d’orchestre Olivier Holt qui a déjà dirigé l’OPM de nombreuses fois.

veuve joyeuse 2

"Je suis honorée d’être la première à chanter 'La veuve joyeuse' au Maroc", confie au HuffPost Maroc Brigitte Hool, interprète du rôle principal de la veuve qui a déjà joué le même rôle sur plusieurs scènes avec Régis Mengus. "Je me réjouis des représentations que l’on va avoir ensemble avec l’Orchestre Philarmonique du Maroc qui me soutient dans chaque envolée lyrique. C’est cela qui crée un moment sublime pour les spectateurs".

Le public pourra donc retrouver tous les habitants de la Marsovie dimanche 16 avril à 17h et mardi 18 avril à 20h au théâtre national Mohammed V de Rabat. En attendant, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, le HuffPost Maroc est parti à leur rencontre dans les coulisses de l’une des plus célèbres opérettes au monde.

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