Après la mort d'Idya, le ministère de la Santé annonce la construction de plusieurs hôpitaux

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IDYA HOUCINE EL OUARDI
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MISE AU POINT - Après la mort de la petite Idya, originaire de Tinghir et transférée d'hôpitaux en hôpitaux suite à une chute, le ministère de la Santé a réagi dans un long communiqué pour donner sa version des faits.

Le département de Houcine El Ouardi "dément que le scanner de l’hôpital d’Errachidia, où a été admise la fillette Idya Fakhreddine, était en panne", précisant que son transfert à l’hôpital Omar Idrissi de Fès où elle est décédée, "a été dicté par la nécessité d’approfondir le diagnostic", indique le ministère.

Ce dernier relève ainsi "qu’en vertu des premières investigations, il a été établi que son transfert de l’hôpital de Tinghir vers Errachidia a été dicté par la nécessité de lui faire subir un scanner à Errachidia", et que "dans la mesure où ce diagnostic manquait de précision, il a été convenu de soumettre l’enfant à la chirurgie maxillo-faciale au CHU Hassan II de Fès".

"En dépit des efforts déployés par le staff médical à l’hôpital Omar Idrissi de Fès, la fillette est décédée", explique le ministère.

Une enquête lancée pour établir les responsabilités

Contrairement aux informations faisant état d’une panne du scanner, le ministère souligne que "l’hôpital régional d’Errachidia dispose de deux scanners, dont l’un est de nouvelle génération et que l’enfant y avait bénéficié de deux consultations par cet appareil (...), la première à 17h30 et la seconde à 23h50".

"Ces deux consultations ont démontré l’absence de complications au niveau du cerveau", indique le ministère, précisant que l’enfant souffrait alors de fractures et de contusions au niveau des os situés au-dessus de l’œil.

"Devant cette situation, le staff médical a décidé d’orienter l’enfant au CHU Hassan II de Fès dans le but de prendre en charge ce cas et approfondir le diagnostic de la blessure auprès du service de la chirurgie maxillo-faciale", une des spécialités du CHU.

Après la mort de la fillette, le ministère affirme avoir dépêché une commission centrale afin d'ouvrir une enquête pour connaître les raisons et les circonstances du décès de l'enfant et établir les responsabilités. Il ajoute qu'il ne ménagera "aucun effort" pour prendre les mesures nécessaires après les résultats de l’enquête.

Le ministre de la Santé, Houcine El Ouardi, a personnellement contacté la famille de la défunte pour lui présenter ses condoléances et a chargé le délégué provincial de la Santé de se rendre à leur domicile.

Plusieurs projets d'hôpitaux en cours

En réponse à "certaines calomnies" sur l’offre de santé dans la région Draâ-Tafilalet, le ministère de la Santé affirme que "cette région figure parmi les priorités du plan visant à étoffer ses prestations", ajoutant que plusieurs projets ont été réalisés ou sont programmés pour les années à venir.

Le ministère évoque ainsi la réalisation future d’un hôpital d’une capacité de 120 lits, précisant que toutes les mesures ont été prises pour le lancement des travaux en septembre 2017, avec une durée maximale de deux ans et demi.

Le ministère cite également le lancement des travaux d’extension du centre de santé de Boumalne-Dadès en vue de sa transformation en un hôpital pouvant accueillir 45 lits. La mise en service de cet hôpital est prévue en 2018.

Le communiqué fait également état de la construction d’un nouvel hôpital à Kelaat-M'Gouna, également de la catégorie "45 lits", opérationnel depuis fin 2016.

De même, le ministère évoque l’extension de l’hôpital régional d’Errachidia. Les travaux devront s'achever en mars 2018 pour permettre à la capacité d’accueil de passer de 243 à 371 lits, répartis sur les services d’hémodialyse, de chirurgie pédiatrique, d’oto-rhino-laryngologie, ainsi que de plusieurs micro-spécialités, pour un investissement global de 225 millions de dirhams.

Le ministère cite aussi la réalisation d’un hôpital à Erfoud (83 lits), dont la fin des travaux est prévue au cours de l’année 2018, ainsi qu’un hôpital d'une capacité de 45 lits à Rissani, qui sera prêt en 2019.

Il est également prévu l’extension de l’hôpital Edderrak à Zagora, afin qu’il puisse accueillir 103 patients au lieu de 55. La fin des travaux est prévue à fin 2019.

Le ministère souligne, en outre, la fusion des hôpitaux Boughafer et Moulay Ali Cherif à Errachidia pour "rationaliser l’offre de santé", en plus de la construction d’un nouvel hôpital de spécialités d’une capacité de 145 lits.

S’y ajoute la mise en place d’un hôpital pouvant accueillir 45 patients dans la ville de Errich qui sera bientôt mis en service, outre d’autres projets d’infrastructures de santé.

"Compte tenu de l’importance qu’accorde le ministère à cette région dans ces plans et programmes, il veillera à y affecter des cadres de santé autant que possible", conclut-il.

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