Parlement: Habib El Malki veut responsabiliser les députés

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POLITIQUE - Habib El Malki veut rattraper le temps perdu à cause du blocage gouvernemental. Dans son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire, ce vendredi à Rabat, le président de la Chambre des représentants a exhorté les députés à accélérer la cadence, "car l’agenda législatif est surbooké", prévient-il. Le président de la première Chambre a beaucoup insisté sur la nécessité de faire preuve de plus d’assiduité et d’engagement.

Outre l’examen du programme gouvernemental, dont la présentation aurait lieu en début de semaine prochaine, les députés devront enchaîner avec la discussion et l’adoption du projet de loi de Finances de 2017. L’adoption du budget 2017 est fortement attendu par le monde des affaires, plombé par l’attentisme depuis plusieurs mois.

Lois organiques

Également au menu, l’adoption des lois organiques en stand-by depuis l’ancienne législature. C’est le cas du texte sur le caractère officiel de l’amazighité, qui n’a été adopté par le Conseil de gouvernement que vers la fin du mandat Benkirane. Une lenteur législative dénoncée par la société civile, surtout que le plan du gouvernement sortant prévoyait l’adoption de ce texte entre 2013 et 2015.

Au-delà des lois organiques, les députés sont également appelés à retrousser leurs manches pour livrer plus de propositions de loi. La réussite de cet exercice législatif, garanti par la Constitution de 2011, dépendra du degré d’implication de l’équipe de Saad Eddine El Othmani. Lors de la législature 2011-2016, le gouvernement déposait des projets de loi sur des thèmes ayant déjà fait l’objet de propositions de loi. Par conséquent, plusieurs initiatives du Parlement sont restées lettre morte.

S’agissant du contrôle parlementaire, le président de la Chambre des représentants a recommandé l’amélioration des séances des questions orales. L’objectif étant de les rendre plus attractives. Habib El Malki veut surtout éviter les redondances entre les questions des conseillers et celles des députés.

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