Huffpost Tunisie mg

Grève générale dans toutes les facultés de la Tunisie: Les étudiants solidaires et révoltés

Publication: Mis à jour:
GRVE
Facebook/UGET
Imprimer

Afin de soutenir la cause de leurs collègues de la filière "Droit", les étudiants ont décidé d’observer une grève générale dans toutes les facultés du pays et une partie d'entre eux organisera une marche de protestation à l’avenue Habib Bourguiba. Ces décisions sont le résultat d'une série d’événements qui ont éclaté après que le ministère de la Justice et la présidence du gouvernement ont émis un décret (345) selon lequel seuls les étudiants titulaires d’un master peuvent passer le concours national pour accéder à l'Institut Supérieur de la Magistrature (ISM).

Rassemblés à la place de la Kasbah hier, les étudiants de "Droit" ont été victimes de violences policières et certains d’entre eux ont assuré avoir été admis à l’hôpital. De son côté, le porte-parole officiel du ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbah, a assuré que les agents de la sécurité ne sont intervenus que pour séparer deux groupes d’étudiants qui se seraient chamaillés.

Une réponse peu convaincante pour le représentant des étudiants de la faculté de Droit et des Sciences politiques et du comité de négociation, Yahia Addassi, qui a démenti ce qu’a avancé Mosbah tout en assurant que les étudiants protestataires n’ont pas, contrairement à ce qu’ont assuré quelques responsables, tenté de s’introduire au palais de la Kasbah. Invité de la radio Mosaïque FM, Yahia Addassi a assuré qu’une quarantaine d’étudiants ont été blessés sans compter celui qui a été admis aux soins intensifs de l’hôpital Charles Nicolle. Et d’ajouter que la manifestation était pacifique et qu’une douzaine de députés étaient présents avec les étudiants.

Revenant à la décision du décret numéro 345, Yahia Addassi a estimé que la formation et le niveau des juges ne peuvent pas être uniquement jugés par les diplômes. Il a, par ailleurs, indiqué que la présidence du gouvernement et le ministère de la Justice auraient dû consulter les différentes composantes du corps de l’enseignement supérieur avant d’appliquer une mesure pareille.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a campé sur ses positions en annonçant qu’aucune enquête ne sera ouverte puisque aucun agent de police n’a agressé les étudiants protestataires. Hédi Majdoub a repris les mêmes déclarations de Yasser Mosbah en assurant que deux groupes d’étudiants se sont battus entre eux ce qui a nécessité l’intervention des agents de l’ordre.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.