Attaque chimique en Syrie: l'OIAC doit aller sur le terrain, selon Lavrov

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MOSCOW, RUSSIA - APRIL 14 : Foreign Minister of Russia Sergey Lavrov attends a press conference with Iran's Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not seen) and Syrian Foreign Minister Walid Muallem (not seen) after their meeting in Moscow, Russia on April 14, 2017. (Photo by Sefa Karacan/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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La Russie a critiqué vendredi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) pour son incapacité à enquêter sur le terrain en Syrie sur l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, souhaitant que des experts américains et russes se joignent à l'enquête.

"Il est inacceptable que (l'OIAC) analyse ce qui s'est passé à distance", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Moscou avec ses homologues iranien et syrien. M. Lavrov estime par ailleurs qu'une enquête "transparente" de l'OIAC nécessite l'apport "d'experts indépendants, de groupes supplémentaires d'experts qui représenteront les pays de la région, la Russie, les Etats-Unis et l'Europe".

Dans un entretien accordé mercredi à l'AFP à Damas, le président syrien Bachar al-Assad a affirmé que "le déplacement qui se fait dans ce contexte est obligatoire". "Nous ne l'avons pas choisi, et nous souhaitons que toute personne puisse rester dans son village et dans sa ville (...) Ils rentreront bien sûr chez eux après la libération", a-t-il assuré.

De son côté, l'opposition a qualifié "les transferts forcés de crimes contre l'Humanité".

A Moscou, les chefs de la diplomatie iranienne et russe, dont les pays sont alliés de Damas, se sont réunis avec leur homologue syrien, une semaine après la frappe américaine sur une base aérienne syrienne. Cette dernière a été menée, selon Washington, en représailles à l'attaque chimique présumée ayant fait 87 morts dans la ville rebelle de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest.

Dans l'entretien à l'AFP, M. Assad a déclaré que cette attaque chimique était "une fabrication à 100%", qui a été montée par "l'Occident, principalement les Etats-Unis" pour "servir de prétexte" à la frappe du 7 avril contre la base aérienne.

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