BSA: L'industrie du logiciel contribue à plus de 900 milliards € à l'économie européenne

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Industrie, agriculture, santé, services, éducation, l’industrie des logiciels est dans tous les domaines de l’activité humaine. Au-delà de la part importante dans les PIB des pays de l’UE, l’industrie des logiciels représente près de 12 millions d’emplois directs et indirects "représentant un large panel de compétences", affirme un rapport de BSA, The Business Software Alliance, l’association des éditeurs de logiciels propriétaires.

Une étude confiée par The Business Software Alliance (BSA) à The Economist Intelligence Unit (EIU) sur les "contributions économiques de l’industrie du logiciel dans les 28 pays de l’Union Européenne (UE)" et particulièrement dans 5 de ses "plus grands États membres (France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni), montre que la "contribution (directe, indirecte et induite) de l’industrie du logiciel au PIB de l’UE est de 910 milliards d’euros", soit "près de 7% du PIB total de l’UE des 28".

Sur les 12 millions d’emplois créés par l’industrie des logiciels, 3 sont des emplois directs. Quant aux salaires, le secteur qui " attire des professionnels talentueux et hautement qualifiés", garanti une rémunération annuelle moyenne de plus de 45.000 euros, soir "près de 35% supérieur à la moyenne estimée dans l’UE, et près de 80% supérieur à la moyenne des salaires dans le secteur des services".

Les investissements en recherche et développement (R&D) des éditeurs de logiciels dans l’UE sont estimés à plusieurs milliards d’euro par an, ajoute le rapport.

Outre le nombre d’emplois créés, les salaires versés et la contribution dans le PIB, l’impact de l’industrie des logiciels "est bien plus large que sa contribution économique directe", affirme le document publié en novembre 2016. Le rapport estime, à travers plusieurs exemples, comment "les individus, les industries et les gouvernements utilisent les logiciels" pour : "gagner en efficacité", "mieux utiliser les ressources disponibles", "évéler de nouveaux potentiels de valeur ", "prendre de meilleures décisions" et "extraire des insights des énormes volumes de données produits au quotidien ".

Le document explore une large panoplie de domaines où la contribution des logiciels y est fondamentale. Les outils de "traitement des données" apparaissent en premier plan en raison de la "révolution" apportée dans plusieurs secteurs.

Dans le domaine de la "fabrication industrielle" les logiciels sont « capables d’exécuter des analyses et des scénarios simultanément, et non de façon séquentielle, durant les phases de conception et de développement, réduisant ainsi les délais.

Il est ainsi possible de modifier les plans de conception avant que la production démarre, et d’éviter des surcoûts de réoutillage, note le document citant plusieurs exemples.

Santé, transports, douane…, les logiciels sont partout

Parmi les dizaines d’exemples rapportés dans le rapport de BSA, celui de la compagnie aérienne finlandise, Finnair qui a « changé (sa) culture d’entreprise » grâce à un « investissement dans les logiciels analytiques » comme « Demand-Driven Planning and Optimization de SAS Institute » qui lui a permis à la société « d’élaborer sa stratégie commerciale, de marketing ou de tarification pour attirer davantage de passagers et accroître sa rentabilité ». Toujours dans le domaine des transports, l’étude mentionne plusieurs exemples rendant ces derniers plus « fiables » et moins polluants, grâce à l’utilisation de logiciels comme ceux de la « plateforme cloud IoT IBM Watson » et de « Azure » de Microsoft.

D’autres exemples cités par le rapport concernent la coopération des éditeurs de logiciels avec des organismes de recherche dans le domaine de la santé et des hôpitaux. "Les logiciels aident aussi les hôpitaux à optimiser leur performance et à travailler plus efficacement".

C’est le cas de "Gelderse Vallei Hospital" aux Pays-Bas qui "a choisi SAS Institute Visual Analytics" pour permettre aux "spécialistes du système respiratoire" de tenir "compte de données météorologiques" pour "mieux prédire les pics d’allergies et de crises d’asthme, et s’organiser de façon à avoir suffisamment de ressources mobilisées pour faire face à l’afflux de patients".

Dans le domaine du "e-gouvernement", l’apport des logiciels et des services en lignes a permis à des pays comme la Lituanie d’accélérer le contrôle douanier pour l’identification "d’expéditions potentiellement illégales" dans le cadre d’un partenariat entre la "société IT locale Affecto" et "IBM" pour "développer un système permettant de dresser le profil de risque précis d’une cargaison au regard de critères spécifiques". "Ce système traite en quelques secondes d’énormes volumes de données, si bien que les autorités lithuaniennes peuvent se focaliser sur le renforcement des contrôles, et saisir plusieurs millions d’euros de marchandises de contrebande quasiment sans perturber le flux des marchandises entrantes".

En conclusion, le rapport de BSA plaide pour une" réglementation favorable" à l’essor de l’industrie du logiciel. "Les règles actuellement en vigueur peuvent soit limiter, soit optimiser le potentiel des logiciels de demain. Il est important de légiférer en prévision des évolutions futures, pour ne pas freiner l’innovation ni retarder l’essor des nouvelles technologies".

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