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Après Facebook, Google se lance dans la traque aux "Fake News"

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Le moteur de recherche Google se lance dans la traque aux « Fake News » (fausses informations) devenues un fléau de l’Internet et des réseaux sociaux. Dans les résultats de recherche d’une requête Google Search propose les avis de Politifact et Snopes, deux sites spécialisés dans le pistage des fausses informations. La chasse aux "Fake News" a été lancée par Facebook plus tôt. Récemment, le réseau social s’est allié à plusieurs médias, aux Etats-Unis et en France, en attendant d’autres pays, pour lutter contre ce phénomène.

Google sur les pas de Facebook en matière de traque des fausses informations. Le géant de la recherche sur Internet vient de lancer un outil qui permet de préciser sur les résultats des requêtes émises par les internautes sont "Fake News". Il ne s’agit pas du contrôle propre de Google sur les faits soumis dans la recherche. L’outil s'appuie sur des sites Web non partisans comme "Politifact" et "Snopes" qui travaillent pour évaluer la véracité des déclarations faites par des médias et des officiels américains y compris ceux de Donald Trump.

"Ces contrôles des faits ne sont pas de Google. Ils sont présentés afin que les gens puissent faire des jugements plus éclairés", a déclaré Google. "Bien que des conclusions différentes puissent être présentées, nous pensons qu'il est toujours utile pour les gens de comprendre le degré de consensus autour d'une revendication particulière et d'avoir des informations claires sur lesquelles les sources sont d'accord". A noter que Google ne paie pas les sites qui contrôlent la véracité des faits. Une porte-parole de Google a déclaré que les articles étiquetés avec le nouveau label de vérification des faits ne seraient pas classés différemment dans les résultats de recherche.

Lorsque un cas de fausse information est repéré parmi un ou plusieurs résultats de recherche, l’outil de Google donne l’origine de ce "Fake News" et fournit également le lien vers le site qui en a évalué la véracité pour que les utilisateurs puissent s’y diriger pour plus vérification. Cependant, toutes les recherches ne seront pas associées à une indication de vérification des faits.
Google a d'abord essayé cette nouvelle fonction de vérification des faits dans une capacité limitée vers la fin de l'année dernière dans ses résultats d'actualité, quelques semaines avant l'élection présidentielle des États-Unis. Mais maintenant, l'outil est mis à disposition dans l’ensemble des résultats de recherche et dans toutes les langues.

Cette démarche vient plusieurs mois après que Google (tout comme le réseau social Facebook) a essuyé des critiques concernant la diffusion de fausses nouvelles. Google sévèrement critiquée l'année dernière pour avoir renvoyé vers un site néo-nazi dans un des résultats recherche lors d’une requête d'information sur l'Holocauste.

Cependant, l'un des problèmes avec cette fonctionnalité, comme l'a souligné le site "Recode", c’est que la vérification d’une information peut prendre plusieurs jours être établie par un site Web ou n’importe quel autre médias.

La chasse est ouverte

Particulièrement ciblé par les critiques, en raison de la facilité de la diffusion de toutes sortes d’informations sur sa plateforme, Facebook a été le premier à réagir pour lutter contre les fausses nouvelles. En décembre dernier, le réseau social, qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs, avait annoncé plusieurs mesures pour réduire la prolifération des fausses nouvelles, non pas en faisant le tri parmi les liens et les informations qui sont partagées sur le site, mais mettant à contribution les internautes.

Plus récemment encore, Facebook s’est dit prêt à "rémunérer les fact checker avec qui il travaille et qui vérifient les fausses informations qui se propagent notamment via son réseau social", selon Les Echos qui cite The Financial Times. "Nous sommes en train de réfléchir à une relation commerciale, et nous y sommes très ouverts", a affirmé Adam Mosseri, l'un des vice-présidents du groupe, cité par la même source, ajoutant : "Si une coopération responsable implique un engagement financier, nous y sommes ouverts".

Facebook qui a déjà lancé aux Etats-Unis une collaboration avec ABC News, AP, FactCheck, Politifact et Snopes, pour signaler les fausses informations, a renouvelé l’opération avec des médias en France (Le Monde, AFP, France Télévisions, BFMTV, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes).

Lorsqu’une information est jugée fausse par deux médias, dit "fact-chekers" (vérificateurs de la véracité) apparaitra avec un drapeau sur Facebook qui alertera l’utilisateur lorsque ce dernier voudra la partager avec d’autres. Ce système est en "phase d’expérimentation", rassurent les médias concernés, alors que d’autres acteurs du web voient dans cette alliance "une manière de contrer les médias alternatifs". Dossier à suivre…

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