De l'urgence d'une mission de sauvetage de l'Algérie numérique

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HOUDAIMANE FARAOUN
Prime Minister, Abdelmalek Sellal, and Houda-Imane Faraoun, postmaster during the ceremony in honor of Algerian women on the occasion of the celebration of World Women's Day at Hotel aurassi. Algiers on 08/03/2017 (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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La septième locataire du Ministère de la Poste et des Technologies et de la Communication (MPTIC), Mme Houda-Imane Faraoun, n’a rempli son contrat gouvernemental malgré une conjoncture marquée par une augmentation du taux de pénétration de l’Internet mobile en Algérie, due essentiellement aux lancements de l’UMTS (3G) et du LTE (4G).

Cependant, de l’avis des observateurs, les principaux chantiers finalisés n’ont d’incidence sur l’économie nationale que dans le domaine fiscal. Il faut reconnaitre que la plus jeune Ministre de la république, n’a pas réussi à élargir le champ des incidences des télécommunications numériques sur l’économie du pays pour atteindre l’espace de l’emploi, des services et de l’export.

Pour de nombreux analystes, les raisons de ce ratage sont à rechercher dans l’échec de l’élimination des obstacles qui entravent l’innovation dans les services Internet à haut débit. En clair, la première responsable du numérique n’a pas réussi à imposer l’investissement dans l’amélioration du débit, de la qualité et de la sécurité des réseaux.

Elle a également raté le coche de la révision du cadre réglementaire pourtant nécessaire pour inciter des investisseurs à s’intéresser au développement de la capacité et la mise à niveau du réseau de l’opérateur Algérie Télécoms. Ce qui prive ce dernier de la capacité à consolider ses performances dans le but de réussir l’épineuse épreuve du dégroupage de sa boucle locale, si cette disposition venait à être votée par la prochaine Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du projet de révision de loi sur les télécoms.

Dans un autre chapitre, tout aussi important que les précités, le MPTIC n’a pas pu dynamiser l’action le conseil de concurrence pour s’assurer que la compétition entre les différents opérateurs des télécommunications soit suffisamment présente pour permettre aux consommateurs de découvrir les meilleures offres dans de bonnes conditions, surtout dans le volet de la data mobile.

Mais le plus grand défi que la locataire du MPTIC n’a pu relever est celui de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué. Elle n’a pas réussi à élargir le champ d’action des technologies du numérique au-delà des supports de transmission filaires ou hertziens et des opérateurs des télécommunications.

Si, du fait de la crise économique que vit le pays, nous devions un jour fermer les chantiers des TIC en Algérie, que deviendraient la gouvernance nationale de l’Internet et les Directives relatives à la réglementation des TIC ? Gardons l’optimisme, évitons la panne du numérique et malgré tout, veillons au grain !

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