Enquête sur l'attaque chimique en Syrie: vote du Conseil de sécurité

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SECURITY COUNCIL
NEW YORK, USA - APRIL 7: U.S. Ambassador to the United Nations Nikki Haley delivers remarks during a meeting of the United Nations Security Council concerning the situation in Syria, at UN headquarters, April 7, 2017 in New York, United States. On Thursday night, the United States launched airstrikes directed at Syrian government air bases in response to the chemical attack earlier in the week. (Photo by Volkan Furuncu/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter mercredi sur un projet de résolution demandant la coopération du régime syrien dans une enquête sur l'attaque chimique qu'il est accusé d'avoir menée sur une localité rebelle le 4 avril, ont indiqué mardi soir des diplomates américains.

Le vote est prévu à 19H00 GMT mais, selon des diplomates, la Russie devrait utiliser son droit de veto. Ce serait alors la huitième fois que Moscou --où se trouve actuellement le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson-- se sert de cette prérogative au Conseil de sécurité pour bloquer une action onusienne à l'encontre de son allié syrien.

Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis ont présenté plus tôt mardi au Conseil un nouveau projet de résolution demandant une enquête sur cette attaque, malgré l'échec de négociations la semaine dernière.

Ce projet de résolution exige "une coopération complète dans l'enquête" sur l'attaque qui a eu lieu dans la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest), en zone rebelle et terroriste, avait indiqué en milieu de journée l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft sur Twitter.

Le Conseil de sécurité avait examiné la semaine dernière trois projets de résolution sans jamais passer au vote, en réponse à l'attaque chimique imputée au régime du président syrien Bachar al-Assad. Cette attaque a fait au moins 87 morts, dont 31 enfants.

En représailles, les Etats-Unis ont mené dans la nuit du 6 au 7 avril une frappe de missiles Tomahawk sur une base aérienne de l'armée syrienne, à partir de laquelle l'attaque chimique aurait été lancée selon l'administration américaine.

"Nous ne pouvons pas abandonner et nous devons essayer, de bonne foi, le mieux possible, d'avoir un texte condamnant l'attaque, et demandant une enquête approfondie", a déclaré mardi l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre, à des journalistes.

Le président russe Vladimir Poutine a également appelé à une enquête approfondie par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) tout en suggérant que le président syrien était la cible de fausses accusations.

Le ministre turc de la Santé a confirmé que les examens post-mortem des victimes montraient qu'elles avaient été exposées à du gaz sarin, un puissant agent neurotoxique.

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