Pour le FFS, le boycott des élections "nous conduira vers l'inconnu"

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BOUCHAFA
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Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmalek Bouchafa, a estimé mercredi à Constantine que le boycott des élections "nous conduira vers l’inconnu", appelant les Algériens à voter en force lors des législatives du 4 mai prochain.

S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse, tenue au siège du parti, M. Bouchafa a souligné que ce devoir citoyen représente "la seule issue pour un changement pacifique radical", affirmant que sa formation politique "œuvre de toutes ses forces à mobiliser les citoyens" autour de son projet.

Le FFS a pour rappel boycotté les législatives de 2007 et l'élection présidentielle de 2009. L'ancien premier secrétaire du parti, Karim Tabbou, a même qualifié le boycott d'"acte révolutionnaire".

M. Bouchafa, tête de liste du parti à Constantine, a rappelé que l’objectif du FFS est d’arriver à "construire un consensus national qui réclame l’adhésion des citoyens et toutes les forces aspirant au changement et à la concrétisation de ce projet".

Le preimier secrétaire du parti a fait remarquer, en outre, que le programme du FFS n’est pas "conjoncturel", assurant que sa formation "œuvre jour et nuit pour concrétiser son projet et sortir le pays de sa ‘crise multidimensionnelle’"‘, à travers la mobilisation de tous les Algériens.

Il a également considéré "qu’aucune formation politique ne peut prétendre sortir le pays, à elle seule, de cette crise", mettant l’accent sur "la nécessité de s’unir autour d’un consensus national" pour construire une "Algérie de l’espoir et de la souveraineté".

Le chef de file du FFS a également affirmé que le projet politique du parti est étroitement lié avec la cause nationale, la justice sociale, l’égalité et les droits de l’Homme, rappelant que le discours de ce parti est le "reflet d’un long parcours qui associe citoyenneté et démocratie".

Il a, en outre, évoqué la situation "difficile" prévalant dans les pays voisins, considérant que la démocratie est un "rempart qui nous protège des oligarchies qui tentent de plomber le champ politique".

Dans une déclaration faite à l’APS, M. Bouchafa a soutenu que, depuis le début de la campagne électorale, le FFS a axé ses actions sur le travail de proximité à travers plusieurs communes de la wilaya de Constantine, notamment Didouche Mourad et Ouled Rahmoune, ainsi qu’au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli (commune d’El Khroub).

Ambitionnant de décrocher trois sièges lors des législatives du 4 mai prochain à Constantine, le FFS compte une députée sortante à l’échelle de la capitale de l’Est, a-t-on rappelé.

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