Espagne: Un Marocain ne connaît pas le nom du roi, la nationalité espagnole lui est refusée

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Il s'est trompé de roi, l'Espagne lui refuse la nationalité | EFE
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IMMIGRATION - En Espagne, un Marocain s'est vu refuser la nationalité après s'être trompé de roi. La sentence avait été d'abord rendue par la Direction générale des registres et du notariat, relevant du ministère espagnol de la Justice. L'homme, installé depuis 1999 sur l'île de Lanzarote, dans les Canaries, avait alors présenté un recours devant l'Audiencia nacional, un haut tribunal espagnol.

La chambre du contentieux administratif du tribunal a toutefois rejeté la requête du Marocain, rapporte mardi le journal local Lavozdelanzarote.com.

Pour la cour, l'homme n'a pas suffisamment justifié son "'intégration dans la société espagnole". "Le bon degré d'intégration dans la société espagnole ne se réduit pas seulement à une connaissance acceptable de la langue, mais exige aussi une connaissance des institutions, des coutumes locales et une adaptation au mode et style de vie espagnols", a fait valoir le tribunal.

Don Alfredo

Le premier refus avait été décidé en 2012 après un entretien passé chez la Direction générale des registres et du notariat. Le juge en charge de son dossier avait alors estimé que l'homme avait des difficultés à parler en espagnol et lisait peu cette langue.

Lors de l'entretien, le Marocain avait affirmé qu'il avait des amis au travail, mais préférait passer son temps libre avec sa femme à la maison. Il avait aussi raconté qu'il regardait la télévision en espagnol, mais aussi en "marocain". A la question de savoir qui était alors le roi d'Espagne, il a répondu "Don Alfredo". A l'époque, il s'agissait du roi Juan Carlos 1er, qui a depuis laissé sa place à son fils, Felipe VI.

Dans son jugement rendu cette semaine, l'Audiencia nacional a estimé que pendant les treize années de sa résidence sur le territoire espagnol, l'homme n'a fréquenté que des personnes de son pays d'origine et faisait preuve d'une "forte ignorance des aspects essentiels de la société espagnole".

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