Guergarat: Antonio Guterres demande le retrait immédiat du Polisario

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Antonio Guterres demande le retrait immédiat du Polisario | Denis Balibouse / Reuters
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SAHARA - Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exigé, dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara, le retrait complet et immédiat du Polisario de Guergarat.

Dans son premier rapport, distribué lundi aux membres du Conseil, le nouveau SG de l'ONU a affirmé qu'il "demeure profondément préoccupé par la présence continue d’éléments armés du Front Polisario dans cette région, et par les défis que cela pose à la raison d’être de cette zone tampon".

Pour Guterres, cette situation risque "d'entraîner l’effondrement du cessez-le-feu” et d'engendrer un “impact dangereux” sur la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.

Le mandat de la Minurso prolongé?

Dans son rapport, le secrétaire général des Nations unies a également recommandé la prorogation de 12 mois du mandat de la Minurso, la mission de l'ONU au Sahara.

"Je recommande que le Conseil proroge le mandat de la Minurso de 12 mois supplémentaires jusqu’au 30 avril 2018", a-t-il fait savoir, exhortant “le Conseil de sécurité à demander au Front Polisario d’opérer un retrait complet et sans conditions de la région de Guergarat”.

Le responsable onusien a aussi "salué la réponse positive du Maroc à l’appel qu’il avait lancé aux deux parties pour se retirer de la région de Guergarat”.

La région de Guergarat, située à la frontière avec la Mauritanie, était, depuis août 2016, le théâtre de tensions entre Rabat et le Polisario. Le Maroc avait, en effet, entamé des travaux de goudronnage d’une route entre une partie du Sahara et la Mauritanie dans l'objectif de "lutter contre la contrebande". De son côté, le front indépendantiste a dépêché des hommes sur place.

En février dernier, Antonio Guterres avait demandé aux deux parties de se retirer de la zone tampon le plus rapidement possible. Le Maroc l'a fait. Le 26 février, le royaume avait annoncé par le biais du ministère des Affaires étrangères qu'il procéderait à un "retrait unilatéral de la zone".

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