Ferid Béji revient sur ses récentes déclarations: "Béji Caïd Essebsi m'en avait parlé en 2013..."

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Capture écran/Youtube/Shems FM
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Membre du mouvement de Nidaa Tounes depuis peu, le prédicateur Ferid Béji a fait couler beaucoup d’encre au début de cette semaine après avoir déclaré, lors d’un meeting dans la ville de Kairouan, que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, lui avait confié qu’il comptait évincer Ennahdha "tout doucement comme l’on sort une bague d’un doigt en se servant d'un savon".

Quelques heures après la diffusion de la séquence, les réactions ont commencé à nourrir la polémique surtout sur les réseaux sociaux. Cela a commencé avec le député et dirigeant du mouvement d’Ennahdha, Abdelatif Mekki, qui a appelé le chef de l’Etat à apporter des explications quant aux propos de Farid Béji afin de rassurer les partisans d’Ennahdha. Mekki a par ailleurs accusé Ferid Béji de pratiquer l’exclusion politique et d’employer sa casquette religieuse afin d’inciter les citoyens à voter au profit de Nidaa Tounes.

Au cours de la même journée, le comité politique de Nidaa Tounes a publié un communiqué où il a estimé que les propos de Ferid Béji ont été déformés par ceux qui ont voulu créer le buzz. Précisant que les positions du mouvement ne sont communiquées que via des communiqués officiels ou par les dirigeants officiels, Nidaa Tounes a indiqué que Ferid Béji parlait d’une rencontre qu’il a eue avec Béji Caïd Essebsi en 2013.

Enchaînant sur la même logique, Ferid Béji a publié un communiqué sur sa page officielle Facebook où il a attiré l’attention sur la manipulation de certains médias tout en assurant que la radio Mosaïque FM a choisi un titre totalement erroné pour la séquence en question. Le prédicateur a par ailleurs considéré que "celui qui joue sur la confrontation entre Nidaa Tounes et Ennahdha n’est en réalité qu’un traître".

Invité de la radio Shems FM, Ferid Béji a campé sur sa position en expliquant que Béji Caïd Essebsi a fait la déclaration en 2013 lors d’une rencontre avec des cadres sécuritaires. Le chef de l’État aurait fait cette déclaration pour démontrer qu’Ennahdha pouvait quitter le pouvoir sans que la Tunisie aille vers un scénario à l’égyptienne.

Revenant sur la situation interne du mouvement, Ferid Béji a assuré que le prochain congrès électif de Nidaa Tounes surprendra les Tunisiens par son organisation et la démocratie qui y régnera. Un congrès qui aura lieu, selon le concerné, tout juste après les élections municipales qui se dérouleront en décembre 2017.

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