L'importation de véhicules en kit génère des surcoûts, estime cet ex-PDG de la SNVI

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L'importation des véhicules en kit (SKD) génère des surcoûts et haussent les prix des véhicules à la revente, selon Mokhtar Chahboub, expert en industrie automobile. Invité de la Rédaction de la Radio Chaîne III ce dimanche 09 avril 2017, cet ex-PDG de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) a estimé que cette phase est un "passage obligé".

Mokhtar Chahboub a affirmé que l'importation des véhicules en kit génère des surcoûts de 5 à 6% qui contribue, avec les taxes indexées à cette activité, à la hausse des prix des voitures à la vente.

Il a expliqué que ce surcoût est systématiquement généré dès lors que les importateurs demandent le prélèvement de volumes "pas très significatifs". Une opération pas rentable pour des grands constructeurs.

Dans son intervention à la Radio Chaîne III (vidéo en tête de cet article), qui intervient deux semaines après la polémique déclenchée autour de l'usine de montage de véhicules de la marque Hyundai de Tiaret, cet expert en industrie automobile a estimé que cette importation de SKD est "un passage obligé".

Les concessionnaires doivent atteindre en vertu du cahier de charges un taux d'intégration de 15% à la fin de la 3e année de production et de 40% à la fin de la 5e, rappelle-t-il.

M. Chahboub insiste toutefois que cette phase doit être passagère. "Au-delà de ces délais, s’il n’y a plus pas de taux d’intégration, cela sera alors des véhicules non rentables qui seront produits en Algérie".

Fin mars, Mahieddine Tahkout et son usine de montage de véhicules de marque Hyundai, de Tiaret, ont été soupçonnés de tricherie, en livrant des véhicules qui ne sont pas assemblés en Algérie. Des images circulant sur les réseaux sociaux montraient des voitures "déjà assemblées, mis à part leurs pneus".

La polémique a poussé le ministère de l'Industrie à dépêcher une inspection, qui a émis un résultat positif à l'issue de son enquête. Quelques jours plus tard, le Premier ministre Abdelmalek Sellal affirmait que cette usine respectait le cahier de charges relatif à l'investissement dans ce domaine.

Il a estimé que l'industrie automobile nécessitait un passage graduel, de l'industrie de pièces de rechange et des accessoires automobile à des étapes "plus complexes " de la production.

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