Le groupe Accor met en exploitation deux hôtels de haut standing à Sétif

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Réalisé par la SPA Siaha, appartenant au groupe Djilali Mehri, en partenariat avec le groupe français Accor, l’ensemble hôtelier Ibis-Novotel de Sétif a été mis en exploitation ce jeudi 6 avril.

Présidée par le ministre du Tourisme, Abdelouahab Nouri, le PDG du groupe Accor et de celui de Siaha, une grande cérémonie a marqué l'ouverture de ces deux hôtels, renforcent les capacités d’accueil de la wilaya de Setif et lui offrent des hébergements de haut standing.

Dotés de commodités répondant aux standards internationaux, l’ensemble hôtelier de 502 lits, et d'un investissement de plus de 3 milliards de dinars, devrait créer pas moins de 200 postes de travail directs.

Pour les réunions de travail, les séminaires et événements culturels ou scientifiques, l’infrastructure dispose de 6 salles modulables. Fonctionnelles depuis octobre dernier, les deux belles acquisitions, répondent aux attentes et besoins du tourisme d’affaires, très florissant du côté des Hauts-Plateaux, où l’activité économique bat son plein en "ces temps de crise".

Les conseils de Gérard Pelisson, cofondateur d’AccorHotels, pour développer l’hôtellerie en Algérie

M.Gerard Pélisson qui gère la première chaîne hôtelière mondiale (4100 hôtels) et a une expérience de plus de cinquante ans dans le domaine s’exprimait jeudi à Sétif en marge de l’ouverture des hôtels Ibis et Novotel.

Pour lui, le problème le plus épineux en Algérie actuellement est celui de la rareté du foncier dont une grande partie, constate-t-il, appartient à l’Etat. Le prix des terrains lui parait trop élevé. C’est un handicap car, rappelle-t-il, le coût des terrains représente 15 à 20% du montant de l’investissement lorsqu’il s’agit de construire un hôtel. La première mesure à prendre est donc d’œuvrer à rendre le foncier plus disponible et moins cher.

L’autre handicap est celui de la rareté des entreprises algériennes de taille moyenne spécialisée dans le BTP. "En Algérie, la plupart des entreprises capables de construire des hôtels sont soit européennes, soit chinoises. Les entreprises chinoises sont moins chères que les européennes mais elles restent, quand même, 30 à 40% plus chères que ce que devrait être une entreprise de ce genre en Algérie", soutient-il. Encourager le développement d’entreprises algériennes du BPT aurait, selon lui, un impact certain sur les coûts de construction.

Investir dans la formation

Le co-fondateur de la chaîne Accorhotels rejoint par ailleurs l’avis émis la veille par son partenaire algérien Djilali Mehri, président-directeur général de Gimmo (Groupe d’investisseurs du Maghreb et du Moyen-Orient) au sujet du retrait de l’Etat du secteur de l’hôtellerie.

"L’Etat ne doit pas créer d’hôtels et faire la concurrence au privé, cela crée une distorsion considérable en matière de concurrence" souligne-t-il. De son point de vue, l’Algérie doit aussi investir dans le domaine de la formation en créant des écoles de formateurs qui auront pour charge d’encadrer les jeunes intéressés par le secteur de l’hôtellerie.

"L’industrie hôtelière est devenue la première au monde. Il faut que les jeunes aient envie de s’y lancer et pour cela il faut qu’ils trouvent à leur disposition une formation de qualité". De plus, poursuit-il, "tous les hôtels offrent aujourd’hui les mêmes services et se valent sur le plan technique. La différence se constate au niveau du professionnalisme du personnel".

Gérard Pélisson a ouvert en 1967 avec son associé Paul Dubrul, le premier hôtel Novotel mettant les bases de la chaîne Accorhotel qui emploie actuellement quelques 250.000 personnes dans 95 pays.

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