Frappes américaines contre la Syrie: la Belgique se démarque des Etats-Unis

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STEVEN VANDEPUT
Belgium's Defense Minister Steven Vandeput walks past an honor guard as he arrives to attend a meeting of defense ministers of the Global Coalition to Counter ISIL at Joint Base Andrews in Maryland, July 20, 2016. / AFP / SAUL LOEB (Photo credit should read SAUL LOEB/AFP/Getty Images) | SAUL LOEB via Getty Images
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La Belgique s'est démarquée vendredi des Etats-Unis après les frappes américaines contre une base des forces
syriennes, affirmant que l'intervention militaire américaine en Syrie est une action "unilatérale".

"Nous (la Belgique) n'avons en aucune manière participé à cette opération", a affirmé le ministre belge de la Défense Steven Vandeput à la chaine de télévision belge RTBF.

Le ministre belge de la Défense qui s'exprimait en marge d'une cérémonie annuelle d'hommage aux soldats belges morts en opération depuis 1945, organisée à Bruxelles, a souligné que les frappes américaines menées tôt vendredi sur une base militaire du centre de la Syrie est "une action unilatérale" des Etats-Unis.

"La question n'est pas d'approuver ces frappes. C'est une action unilatérale des Américains qui ont fait ce qu'ils ont dit de faire", a-t-il répondu au journaliste qui voulait savoir s'il approuvait l'attaque américaine contre la Syrie.

Selon Steven Vandeput, la Belgique n'a été informée de l'intervention militaire américaine en Syrie qu'une fois l'opération a été lancée. "Nous avons été tenus au courant quand l'opération a débuté, quand les (missiles de croisière lancés de navires) Tomahawk sont partis", a-t-il précisé aux journalistes présents à la cérémonie, exprimant son souhait que
le conflit en Syrie "ne connaîtrait pas d'escalades supplémentaires".

L'ancien ministre belge de la Défense, André Flahaut, a souligné, de son côté, la nécessité pour la communauté internationale d'"éviter de réagir sous le coup de l'émotion", et de prendre des "décisions unilatérales" avant même que des enquêtes soient menées pour identifier les auteurs de l'attaque chimique présumée contre des zones rebelles dans la province d'Idleb au nord-ouest de la Syrie. "(...) il faut éviter de réagir sous le coup de l'émotion, sans que les
enquêtes aient lieu", a-t-il plaidé.

Pour l'ancien ministre belge de la Défense "les réactions unilatérales comme celle à laquelle on assiste à l'initiative du président Trump, rappellent "les décisions unilatérales prises par le président Bush au moment de la guerre en Irak", faisant allusion aux fausses allégations concernant la détention des armes chimiques qui ont servi de prétexte à l'administration américaine pour attaquer l'Irak.

La base d'al-Chaayrate, dans la province de Homs, a été frappée dans la nuit de jeudi à vendredi par 59 missiles Tomahawk tirés depuis les navires américains USS Porter et USS Ross qui se trouvent en Méditerranée, ont
annoncé des responsables américains.

Selon le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov, seuls 23 missiles missiles ont atteint la base d'al Chaayrate.

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