Les États-Unis lancent 59 missiles contre la Syrie en représailles de l'attaque chimique

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SYRIE - Les États-Unis ont lancé, jeudi, une frappe de missiles contre une base aérienne en Syrie, en réaction à l'attaque chimique menée contre une ville rebelle dans le nord-ouest du pays, a indiqué un responsable du département de la Défense US.

Plus de 50 missiles de croisière de type Tomahawk ont été tirés depuis des destroyers de l'US Navy dans l'est de la mer Méditerranée, contre plusieurs cibles de la base de Shayrat près de la ville de Homs, au centre du pays, a fait savoir la même source.

D'après le responsable du Pentagone, cette base aérienne est "associée au programme" syrien d'armes chimiques et est "directement liée" à l'attaque perpétrée contre la localité de Khan Cheikhoun le 4 avril, et ayant tué 58 civils et blessé quelque 170 autres, dont des enfants.

Washington avait accusé, plus tôt dans la journée, "le régime du président Bachar al-Assad d'être responsable du raid. Le président Donald Trump est allé même jusqu'à réclamer que "quelque chose se passe" contre le régime syrien.

"La stratégie erronée des États-Unis"

Pour sa part, l'armée syrienne avait "catégoriquement" démenti "avoir utilisé toute substance chimique ou toxique par le passé comme mardi à Khan Cheikhoun". Concernant les frappes américaines, l'armée syrienne annonce ce vendredi matin dans un communiqué qu'elles ont fait six morts et d'importants dégâts matériels, sans préciser s'il s'agissait de victimes civiles ou militaires. "Cette agression américaine condamnable souligne la poursuite de la stratégie erronée des États-Unis", ajoute le communiqué, qui ajoute par ailleurs que "le haut commandement de l'armée et les forces armées assurent que leur riposte sera davantage de détermination à poursuivre leur devoir national dans la défense du peuple syrien et à écraser le terrorisme où qu'il soit".

Le conflit syrien, qui dure depuis 2011, a fait plus de 470.000 victimes et poussé près de 5 millions d'autres à fuir le pays.

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