À Marrakech, une expo photo en plein air pour démocratiser la culture

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CULTURE - Youness Miloudi avait exposé ses photos entre les murs sombres et imposants du théâtre royal de Marrakech, durant la COP22 en 2016. Il a choisi cette fois-ci de présenter ses œuvres en plein air.

L'exposition, prévue pour tout le mois d'avril, est visible dans le jardin Arsat Moulay Abdessalam (Cyberparc), au niveau du boulevard Mohammed V. Une partie de ses photos représentant des scènes de rue en noir et blanc de onze pays, dont le Maroc, est exposée sur les grilles du parc.

photographies youness miloudi

Une deuxième partie, rassemblant des photos de tribus primitives, se trouve à l'intérieur du jardin. Les clichés sont accompagnés de textes écrits par le photographe lors de ses reportages en Indonésie, en Éthiopie, en forêt amazonienne ou en Tanzanie.

photographies youness miloudi

D'autres photos grand format (3 mètres sur 2) sont posées directement sur les remparts de la ville ocre. Ces dernières sont des portraits tirés de sa série "Last tribes" ("Dernières tribus").

photos youness miloudi

"Je voulais investir l'espace public pour que ce soit accessible à tout le monde, aux chibanis, aux passants, etc. Il est essentiel de démocratiser la photographie au Maroc", confie Youness Miloudi au HuffPost Maroc.

Le photographe originaire de Fès voulait également donner une dimension documentaire à son projet artistique, en rendant compte de ce qu'il avait vu lors de ses pérégrinations aux quatre coins de la planète.

photos youness miloudi

Ce projet d'exposition hors les murs n'a pas été évident à monter. "Cela a été une longue bataille administrative pour pouvoir investir l'espace public de la sorte. J'ai failli abandonner", explique le photographe qui a eu rapidement l'accord de Maroc Telecom (qui gère le parc) pour investir le jardin, mais a rencontré plus de difficultés pour accrocher ses œuvres sur les grilles et les murs de la ville. "J'ai persévéré et finalement, ça a marché".

Ingénieur par nécessité, photographe par passion, l'artiste autodidacte, qui vit en France, part régulièrement depuis 2010 à l'autre bout du monde pour rencontrer les membres des tribus ancestrales et capter, avec son objectif, "la mémoire de ces humains pris dans la tourmente du monde". En novembre dernier, son exposition de photographies en marge de la COP22 avait été soutenue par le ministère de l'Environnement et la Fédération nationale des arts et de la culture.

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