Avantages et prérogatives (limitées) des secrétaires d'État

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POLITIQUE - Treize secrétaires d’État, dont 8 femmes, ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement El Othmani. Certains d’entre eux, comme Najib Boulif, Mbarka Bouaida et Charafat Afilal, faisaient déjà partie de l’ancienne équipe gouvernementale, comme ministres délégués.

La majorité de ces nouveaux secrétaires d’États sont d'ailleurs venus se substituer aux anciens ministres délégués. Chaque secrétaire d'État a donc été placé sous l’autorité d’un ministre. Mais au fait, qu'est-ce qui différencie un ministre d'un secrétaire d'État, titre qui arrive en bas de l’échelle gouvernementale?

Des prérogatives limitées

Première différence notable: la participation des secrétaires d'État au conseil des ministres n'est pas envisageable. "La mission d'un secrétaire d'État se limite à soutenir son ministre de tutelle, sans aucune véritable responsabilité", résume par ailleurs Mohamed Amrani Boukhobza, professeur de sciences politiques à l'Université Abdelmalek Essaadi à Tétouan.

Les secrétaires d’État ont ainsi moins de responsabilités que les ministres de tutelle. À titre d’exemple, ils ne peuvent pas prendre seuls l'initiative de signer de décrets, et doivent décrocher l’aval de leur ministre. En effet, la loi organique relative à l’organisation du gouvernement précise qu’un ministre peut accorder à son secrétaire d'État une partie de ses attributions, voire une délégation générale et permanente. Néanmoins, la signature ou le pouvoir de visa restent subordonnés à l’accord du chef du gouvernement, qui doit valider l’arrêté de délégation.

Avantages moindres (mais importants)

Sur le plan protocolaire, les secrétaires d’État arrivent en bas de l’échelle, après les ministres délégués. Ils doivent aussi se contenter d’un staff limité. En effet, leur cabinet ne peut accueillir plus de deux conseillers techniques et un chef de cabinet, tandis que leurs ministres peuvent faire appel à 6 experts.

Côté indemnités, le secrétaire d’État est aussi moins bien loti que son ministre. Sa rémunération mensuelle est fixée à 50.000 dirhams, contre 60.000 dirhams pour un ministre. Tous deux bénéficient toutefois d'une enveloppe similaire consacrée à l’indemnité de logement (15.000 dirhams). Concernant l'indemnité de représentation, les secrétaires d'État touchent une indemnité nettement inférieure (10.000 dirhams) à celle des ministres (14.000 dirhams).

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