Interview de Jay Jay Johanson: On continue toujours à avoir des premières fois

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Mehdi HRZ/Jazz à Carthage
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Des Conurbations urbaines, des réfugiés désespères, des autoroutes bondées... Ce sont les images qui ont été projetées durant le concert de Jay JayJohanson, hier soir, à la 5éme soirée du Jazz à Carthage. A 47 ans, ce prodige s’est affirmé dans le domaine du jazz et du triphop. 22 années que sa musique se réinvente avec 10 albums et de multiples collaborations. Après son concert, le Huffpost Tunisie est allé à la rencontre de ce dandy musicale. Interview.

Huffpost Tunisie: Comment pourriez-vous commenter votre prestation?

Jay JayJohanson : C’était le concert le plus difficile durant mes 22 ans de carrière. On a beaucoup voyagé dernièrement pour la tournée européenne et mon extinction de voix provient surement de la climatisation. Mais le public était très compréhensif.

Cela fait maintenant 20 ans que votre premier album, "Whiskey", est sorti. Qu’est-ce que ça vous procure comme sentiment?

C’est Cool! On continue toujours à avoir des premières fois, comme c’est notre premier concert en Tunisie. On est toujours en tournée en Europe, surtout à nos débuts, que d’autres pays sont encore en train de découvrir notre musique. Ça me parait encore comme une renaissance et on essaye de toujours se développer. Tant que les maisons de disques sont intéressées pas notre musique et que notre public est encore présent, je continuerai.

Quelle était votre source d’inspiration en écrivant votre dernier single "You’ll miss me when I’m gone" paru il y a quelques semaines?

On voulait quelque chose qui soit très facile à manipuler sur scène. Généralement, ce qu’on enregistre au studio est difficile à traduire en concert. "You’ll miss when I’m gone" représente tout l’esprit de l’album.

Vous vous réinventez beaucoup musicalement, et votre dernier album, "Opium", le prouve. Qu’est-ce qui vous permet de changer de direction dans votre carrière?

Pour les premiers albums, c’était un travail très individuel et je voulais changer et surtout collaborer avec d’autres artistes.

L’inspiration me vient de différents recoins. Il y a en premier lieu les paroles et en second la composition musicale. Pour les paroles je fais généralement ça tout seul et ça m’apporte un peu de tristesse et de mélancolie. Je m’inspire beaucoup de mon journal. Quant à l’arrangement et la composition musicale, c’est avec le groupe et les techniciens sons que c’est fait et c’est tout un autre monde. On s’amuse beaucoup et j’essaye de rester loin de mon journal. Ce mélange fait que chaque période est unique.

Vous avez contribué avec votre voix au single "Fucking Beauty" de Martin Rössel. Quels sont vos prochaines collaborations?

Nous aurons quelques thèmes de films français prochainement, mais au-delà de ça, je n’en sais rien. Dans mon nouvel album, il y a une collaboration fantastique avec les Cocteau Twins. Robin Guthrie et Elizabeth Fraser, les deux fondateurs de "Cocteau Twins" étaient mariés et de ce mariage est née leur fille, Lucy Belle Guthier, qui chante magnifiquement bien, même mieux que sa mère. Ça sera la première fois que le monde entendra sa voix absolument exquise.

La sortie de votre prochain album, "Bury The Hatchet" est prévue pour quand?

Un EP de 5 morceaux est sorti il y a une semaine, un autre sortira en juin et l’album le 1er septembre. On sera présents pour quelques festivals cet été et la tournée commencera en septembre et finira quand les festivals reprendront l’été prochain.

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