Le privé de nouveau appelé à la rescousse pour redresser la courbe du chômage

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L'espace Emploi de l’ANAPEC. | Anapec/Twitter
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EMPLOI - Face à une demande d’emplois en hausse, le privé est de nouveau appelé à la rescousse. L’Administration ne recrute actuellement que 20.000 à 26.000 fonctionnaires par an, alors qu'ils sont 200.000 nouveaux demandeurs d'emploi chaque année. Dans ces circonstances, le privé est appelé à renforcer son implication. Pour Anas Doukkali, directeur général de l’Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (Anapec), les institutions doivent encourager des partenariats gagnant-gagnant.

L’établissement qu’il dirige ne déroge pas à la règle. "Le plan de développement quinquennal de l’Anapec a identifié les prestations qu’elle peut confier au secteur privé", a fait savoir Anas Doukkali. Les partenaires sont appelés à combler les lacunes de l’Anapec, particulièrement en termes de couverture géographique. Il est aussi question de répondre à des demandes spécifiques, notamment celles des personnes en situation de handicap. Selon Anas Doukkali, un partenariat public-public a été scellé avec l’Entraide nationale pour accompagner cette catégorie de la population.

Mais l’Anapec courtise surtout le privé pour l’accompagner dans ses actions d’appui à la recherche d’emploi. Anas Doukkali reconnaît en effet l’incapacité de son agence à accompagner les 300.000 personnes qui y sont inscrites. "Seulement 70.000 sont prises en charge et 45.000 bénéficient d’ateliers de recherches d’emploi", reconnaît le directeur de l'Anapec.

Le partenariat avec les opérateurs privés permettra de professionnaliser le métier de conseil en emploi, compte tenu de l’absence de formations universitaires dans ce domaine. Un partenariat assorti toutefois de conditions. À titre d’exemple, le financement des formations sera basé sur les résultats, notamment l’insertion après la période de stage.

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