Le milliardaire Mo Ibrahim invite le gotha du monde des affaires à Marrakech

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Le milliardaire Mo Ibrahim invite le gotha du monde des affaires à Marrakech | Irada Humbatova / Reuters
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ÉCONOMIE - Grands noms du business mondial et responsables politiques et institutionnels se retrouvent ce week-end à Marrakech pour le rendez-vous annuel organisé par la Fondation Mo Ibrahim. Le milliardaire anglo-soudanais, qui plaide depuis plus de dix ans pour la bonne gouvernance en Afrique et contre la corruption, réunit du 7 au 9 avril plusieurs centaines de personnalités du monde des affaires et politique.

Le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina, l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, la procureure générale de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda, le PDG d'Unilever Paul Polman ou encore le ministre marocain de l'Industrie Moulay Hafid Elalamy seront, entre autres, présents lors de l'événement.

Même Bono, le leader du mythique groupe de musique U2, fera le déplacement. Il est en effet l'un des fondateurs de la campagne ONE contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables en Afrique.

Le forum sera axé sur trois problématiques qui touchent particulièrement le continent africain, à savoir "l'attrait de l’extrémisme violent et de la migration", "le risque d’un recul démocratique" et enfin "la nécessité d’une croissance inclusive et créatrice d’emplois", annoncent les organisateurs dans un communiqué.

"Un point de bascule pour l'Afrique"

En amont du forum, la Fondation Mo Ibrahim a publié un
rapport intitulé "Un point de bascule pour l’Afrique", au sujet duquel débattront les différents intervenants.

Il s'agit, pour la fondation, de montrer que malgré "d’incontestables progrès", le continent africain est confronté à "un risque réel de recul". Car l'avenir du continent africain, qui comptera 452 millions de jeunes de moins de 25 ans en 2050, "dépend avant tout de sa capacité à apporter une réponse adéquate aux attentes d’une jeunesse devenue fortement majoritaire", indique la fondation.

"Leur dynamisme, leur ambition et leur potentiel constituent une richesse extraordinaire pour les pays du continent. Toutefois, de facteur de progrès, ce 'dividende démographique' peut se transformer en facteur de déstabilisation".

Hausse du taux de chômage, tentation de la migration et montée en puissance des réseaux criminels et terroristes sont autant de menaces qui pèsent sur les jeunes Africains et risquent de déstabiliser le continent.

Il s'agira donc, pour les intervenants, de plaider lors du forum pour "un leadership éclairé et une gouvernance saine" sur le continent afin de répondre à "la frustration et la colère" de la jeunesse africaine.

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