Avec le concours du Maroc, l'Union des Mosquées de France ouvre une formation pour devenir imam

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Une formation pour devenir imam en France ouvrira dès septembre 2018. | selimaksan
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ISLAM - L'Union des Mosquées de France a annoncé le 2 avril qu'elle ouvrirait la première formation des imams et des morchidates en France, dès la rentrée 2018.

Depuis 2015 et jusqu'à présent, les musulmans français qui voulaient devenir imams devaient passer leur formation à Rabat, au sein de l’Institut Mohammed VI. Ils sont déjà une quarantaine à suivre la formation. "Nous avons décidé d'ouvrir la formation en France car de nombreux musulmans qui veulent devenir imams n'ont pas les moyens de rester 3 à 4 ans au Maroc, certains ont déjà une famille", explique au HuffPost Maroc Mohammed Moussaoui, qui vient d'être réélu à la présidence de l'Union des Mosquées de France.

En plus de former des imams, l'Union des Mosquées de France proposera une formation complémentaire aux jeunes qui ont déjà des compétences théologiques, mais qui ne souhaitent pas devenir imams "à plein temps". "Nous leur proposerons des formations le week-end ou en fin de soirée les jours de semaine, pour qu'ils puissent assister les imams durant la prêche du vendredi ou participer à des conférences", souligne Mohammed Moussaoui.

La formation aura lieu dans les locaux de la mosquée d'Ivry-sur-seine, actuellement en travaux. Mohammed Moussaoui espère pouvoir accueillir entre 30 et 40 élèves dès la première année. "Pour les premiers échanges, l'institut Mohammed VI va nous accompagner. Nous accueillerons des enseignants choisis par ses soins. Dans quelques années, nous aurons des lauréats et nous leur proposerons des formations complémentaires pour qu'ils puissent devenir eux-mêmes enseignants ici."

Avec cette formation, l'Union des Mosquées de France répond aussi aux demandes du gouvernement français."Depuis longtemps, le gouvernement aimerait mettre en place une véritable formation des responsables religieux sur le sol français, notamment pour lutter contre le radicalisme. Notre démarche devrait donc être bien accueillie", conclut Mohammed Moussaoui.

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