L'observatoire marocain des prisons plaide pour l'amélioration des conditions des prisonnières

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L'observatoire marocain des prisons plaide pour l'amélioration des conditions des prisonnières | Rafael Marchante / Reuters
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DÉTENTION - L'observatoire marocain des prisons (OMP) a plaidé, vendredi 31 mars à Casablanca lors d'une conférence sur les femmes en prison, pour l'amélioration des conditions des femmes au sein des établissements pénitentiaires et la promotion de leurs droits.

Intervenant à l'ouverture de cette conférence, le secrétaire général de l'observatoire, Abdallah Mouseddad, a insisté sur l'impératif d’œuvrer pour lutter contre les violations des droits des prisonnières, conformément aux conventions internationales, aux valeurs des droits de l’homme et aux législations nationales en la matière.

M. Mouseddad a souligné que cette rencontre, organisée par l'OMP en partenariat avec l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, visait à aborder les différentes actions à mener pour améliorer les conditions des prisonnières, notamment l'accès aux services de santé et le traitement des cas de dépendance à la drogue ou de troubles psychiatriques.

"Il est question aussi de s’arrêter sur l’efficacité des approches des différents acteurs intervenant au profit des prisonnières, notamment la société civile, les acteurs des droits de l'Homme ou les établissements concernés par les questions de la prison, pour comprendre les différentes facettes de la relation entre la femme et la prison", a-t-il dit.

2,37% des prisonniers sont des femmes

Le secrétaire général de l’OMP a fait savoir, toutefois, que le nombre de femmes en prison reste inférieur aux hommes dans le monde (5%). Au Maroc, sur les 79.048 pensionnaires des centres pénitentiaires, 1.870 sont des femmes, soit 2,37% de l'ensemble des prisonniers.

Au programme de cette conférence figurait notamment la présentation de plusieurs exposés sur la stratégie de la délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), les mesures à prendre pour améliorer les conditions des prisonnières, le cadre juridique régissant la situation des femmes en prison et le soutien de la société civile qui s'active dans le domaine de la réinsertion des prisonnières.

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