Tunisie: Ces trois monuments de la médina sont l'abandon

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Ils sont nombreux les endroits où le temps a laissé ses traces dont de nombreux lieux emblématiques de la médina de Tunis, emblématiques par l'usage qu'ils avaient par le passé ou par la beauté de leur architecture. Le HuffPost Tunisie a sélectionné trois de ces lieux qui sont en train de sombrer dans l'indifférence générale.

Hammam Diwan

Un des lieux de vie majeurs de la société tunisienne du début du siècle, le hammam n'est plus ce qu'il était. C'est un fait pour beaucoup de bains maures connus de la médina. Mais le sort réservé à Hammam Diwan est loin de laisser insensibles les habitants du quartier.

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Fermé suite à un conflit d'héritage, le hammam de la célèbre rue de la médina de Tunis est dans un piteux état. Pourtant, son architecture fait de lui un bijou monumental. Un gâchis de plus, dans cette médina au grand potentiel! Une réhabilitation serait toutefois prévue. Le Hammam Diwan ayant été repris par l'un des héritiers pour sauver probablement ce bâtiment datant de l'époque hafside de la décrépitude.

L'école israélite de la rue Tribunal

La rue tribunal a été aménagée et s'y trouve le Musée de la ville de Tunis. Donnant sur la place Kheireddine, elle reprend vie d'une manière intense, tous les mois de ramadan. Toutefois, le lycée Tribunal est aujourd'hui un squat.

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En approcher est risqué, expliquent des habitants du quartier et c'est, depuis la révolution, que cela se poursuit. Un des lieux phares de la médina est en train d'échapper d'entre les mains de ceux qui souhaitent sa préservation. Ancienne école israélite, ce bâtiment à la façade néo mauresque est un lieu chargé d'Histoire et est le symbole d'une richesse en civilisations ayant fait le charme d'une médina aujourd'hui partiellement en souffrance. Propriété de l'Etat, les lieux sont partie intégrante d'un projet dont une tranche a été réalisée. Le relogement des squatteurs serait à l'étude pour libérer la bâtisse, d'après l'architecte Faika Bejaoui.

Dar Cheikh Lemdina

Elle se situe rue Sidi Ben Arous en face de Dar Jaiet. Cette demeure était le lieu d'habitation de l'ancien responsable de la "municipalité" de Tunis. Le conseil municipal siégeait quant à lui à Dar Hassine.

Dar Cheikh Lemdina a été fermée dans les années 60. C'est encore un problème d'héritage qui a été à l'origine d'un sort sombre qui se poursuit encore. Après une expropriation, elle a été d'abord cédée à la SNIT dans l'objectif d'en faire des logements sociaux, explique l'architecte Faika Ferjani.

Face à une grande opposition, le bâtiment a été mis sous l'égide de l'Association de Sauvegarde de la Médina chargée d'en céder elle-même la réhabilitation à un projet privé en garantissant la préservation. Chose faite depuis plusieurs années, sauf que l'on s'inquiète du côté des amateurs de la médina de ne voir aucun projet se réaliser et de voir, en revanche, Dar Cheikh Lemdina tomber en ruines, au fur et à mesure du temps qui passe.

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