Enquête ouverte après la mort d'une Marocaine porteuse de marchandises à Sebta

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Enquête ouverte après la mort d'une Marocaine porteuse de marchandises à Sebta | Anton Meres / Reuters
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DRAME - Une enquête a été ouverte après la mort tragique d'une porteuse de marchandises au poste-frontière de Sebta. Le procureur général de Tétouan a lancé les investigations pour déterminer les causes du décès, dimanche dernier, de la jeune Marocaine de 22 ans Souad al-Khatib. Son corps a été enterré lundi à Fnideq, sa ville natale.

Celle-ci avait trouvé la mort suite à une bousculade jeudi 23 mars dans le couloir de Tarajal II, entre le royaume et l'enclave espagnole, par lequel transitent chaque jour des milliers de personnes dont une grande partie de femmes le dos chargé de ballots de marchandises.

"Après l'ouverture d'une enquête par le procureur général de la ville de Tétouan, une autopsie a été menée pour déterminer les causes de la mort", indique le ministère marocain de la Santé dans un communiqué relayé par la presse espagnole, sans donner plus de détails sur les résultats de l'analyse médicale.

Selon le ministère, la jeune femme avait été admise samedi 25 mars à l'hôpital Hassan II de Fnideq, à cause d'enflures et de douleurs au niveau de la cuisse. Après avoir reçu des soins médicaux, elle a quitté l'hôpital. Mais le lendemain, elle est revenue "dans un état critique et avec des difficultés respiratoires", note le communiqué. Compte tenu de la gravité de son cas, elle a été transférée à l'hôpital de Tétouan où elle est décédée.

Jeudi 30 mars, le Parti authenticité et modernité (PAM) avait demandé au ministère de l'Intérieur d'ouvrir une enquête et de poursuivre les responsables de la mort de la jeune femme. "Tout porte à croire que des drames similaires méconnus du grand public existent. D’où l’urgence d’agir", avait indiqué le porte-parole du parti à 2M.ma.

Le poste-frontière Tarajal II de Sebta, destiné aux passages de marchandises de contrebande, a rouvert ses portes mi-mars, suite à un accord passé entre le Maroc et l‘Espagne à condition de limiter le nombre de porteurs à 4.000. Depuis, plusieurs bousculades violentes ont eu lieu, les porteurs étant beaucoup plus de 4.000 à vouloir passer la frontière.

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