Les assurances "Halal" toujours attendues

Publication: Mis à jour:
BANQUE ISLAMIQUE
DR
Imprimer

BANQUES - Le lancement effectif de la finance islamique ne tient qu’aux banques, avait récemment affirmé Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al Maghrib. Car après l'octroi des agréments, les banques doivent déposer leur dossier juridique auprès de la banque centrale, qui se chargera ensuite de leur dépôt au Secrétariat général du gouvernement pour publication au Bulletin officiel.

Au 21 mars, seules CIH Bank et la BMCI ont accompli cette tâche. Les dossiers des trois autres banques sont toujours attendus. Mais conditionnent-ils réellement le démarrage de l'activité? Le lancement des assurances Takafoul et Sukuks n'est t-il pas un préalable indispensable? "C'est au Conseil des Oulémas de trancher si ces produits peuvent être commercialisés avant le lancement des assurances", a expliqué Ahmed Tahiri Jouti, consultant à l'institut Al Maali, lors d'une table ronde organisée avec l'Université Internationale de Casablanca sur les apports de la finance participative. Selon Ahmed Tahiri Jouti, la nouvelle offre peut être adossée aux compagnies conventionnelles en attendant l'installation d'assurances participatives. "Sous d'autres cieux, ces opérateurs se sont installés une année après l'octroi des agréments aux banques", a t-il indiqué.

Reste que l’agrément pour les opérations d’assurances Takaful ne pourra être accordé à une entreprise agréée pour d’autres opérations d’assurances. "Ce qui exclut la possibilité de créer des guichets Takaful au sein d’assurances conventionnelles", précise la loi qui modifie le Code des Assurances. Pour pénétrer ce nouveau marché, les compagnies existantes devront donc créer des entités juridiques distincte. La différence entre ces deux produits réside dans le montage. De tout évidence, l'assurance doit être conforme à la Charia, comme le rappelle Ouail Aaminou, DG d'Al Maali. Les opérations seront exemptes de tout versement ou perception d’intérêts.

LIRE AUSSI: