Première interview de Mehdi Jomaâ après l'annonce de son parti: "Nous sommes restés soudés!"

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Après avoir annoncé, hier, le dépôt officiel des papiers de l’autorisation de son parti politique, Al Badil Ettounssi, l’ancien chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, a accordé une interview à l’émission Midi Show de Mosaïque FM.

Expliquant que l’équipe gouvernementale avec laquelle il a travaillé de 2013 jusqu’à l’arrivée du nouveau gouvernement de Habib Essid est restée soudée, Mehdi Jomaâ a indiqué que plusieurs des ministres qui ont travaillé avec lui sont aujourd’hui membres actifs d’Al Badil Ettounssi. Interrogé sur le processus qui a mené à la naissance de ce nouveau parti, l’ancien chef du gouvernement des technocrates a déclaré que le travail a commencé à partir de toutes les régions de la République et qu’il a finalement été décidé de faire l’annonce officielle depuis la capitale et ce pour des raisons purement logistiques.

En ce qui concerne le nom du parti qui s’impose comme étant une alternative, Mehdi Jomaâ n’a pas voulu préciser la ou les parties auxquelles son parti se veut alternatif mais a plutôt préféré expliquer que cette nouvelle entité vise à comprendre les jeunes et à préserver la démocratie tunisienne qui ne peut continuer sa progression qu’avec des partis politiques propres. A la question de la présence des femmes (quatre femmes sur dix-sept membres fondateurs), Mehdi Jomaâ a indiqué qu’il s’agit justement là d’une preuve que les femmes ne veulent pas travailler dans une atmosphère sale et que son parti leur est désormais ouvert.

Interrogé sur la différence entre son nouveau parti et Afek Tounes, Al Machroû ou encore le mouvement de Nidaa Tounes. Mehdi Jomaâ a assuré qu’Al Badil Ettounssi propose une vision réformatrice et une force de propositions.

En ce qui concerne sa grande absence de la scène politique – d’où il s’est presque éclipsé suite à la passation des pouvoirs avec Habib Essid – Jomaâ a invoqué le devoir de réserve qu’il avait à l’époque tout en ajoutant qu’il s’agissait, aussi, d’un choix afin d’observer la scène avant d’y faire son come back.

Appelant à l’amendement du régime politique, le fondateur d’Al Badil Ettounssi a, de même, insisté sur l’importance du respect des institutions de l’Etat et à la préservation et au renforcement de l’Etat de droit. Dans ce cadre, le concerné a déclaré que son parti présentera, prochainement, des propositions au gouvernement de Youssef Chahed.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.