Pas de leggings chez United Airlines: des femmes racontent leur humiliation à cause de leurs vêtements...en Amérique!

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A United Airlines Boeing 777 takes off at San Francisco International Airport's runway 10L. (Photo by Yichuan Cao/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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Plusieurs adolescentes ont été interdites d'embarquer dans un avion de la compagnie United Airline à cause de leurs leggings, dimanche 26 mars.

La compagnie aérienne américaine United Airlines a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux en empêchant deux filles d'embarquer parce qu'elles portaient des leggings.

Après avoir accepté de se changer, une troisième fille qui portait elle aussi des leggings a été autorisée à prendre ce vol de l'aéroport international de Denver (Colorado) vers Minneapolis (Minnesota).

L'incident a été relaté en temps réel sur Twitter par Shannon Watts, fondatrice d'un groupe pour le contrôle des armes à feu, Moms Demand Action. Cette militante se trouvait dans l'aéroport et attendait d'embarquer sur un vol pour Mexico.

United a expliqué dans un communiqué sur son site que les filles qui avaient été bloquées à la porte d'embarquement étaient des "pass riders", des personnes qui voyagent gratuitement ou à des tarifs très réduits parce qu'elles sont des employés de la compagnie ou des proches.

Or ce privilège s'accompagne de règles particulières, notamment vestimentaires."Nos passagères ordinaires ne se verront pas refuser l'embarquement parce qu'elles portent des leggings ou des pantalons de yoga", a déclaré un porte-parole au Washington Post.

"Mais les passagers qui voyagent en tant que 'pass traveller' doivent suivre les règles", et la prohibition des leggings "est une de ces règles", a-t-il dit.

Ces leggings ont justement libéré la parole. Des femmes ont décidé de réagir à cet incident en s'exprimant sur les réseaux sociaux.

Choquée par le traitement infligé en public à ces trois jeunes filles à cause de leurs vêtements, l'auteur Dana Schwartz a publié une annonce sur Twitter, le 26 mars. Elle a proposé aux femmes de partager l'histoire du jour où, pour la première fois, elles se sont senties humiliées ou "sexualisées" à cause de ce qu'elles portaient.

Pour sa part, elle confie: "C'était deux jours avant la fin de l'école. Il faisait chaud. J'était un échalas, tout m'allait très court. On a appelé ma mère pour qu'elle m'apporte un pantalon."

Ce premier tweet a ouvert la voie à des centaines de témoignages sur le réseau social.

"J'ai failli ne pas participer à ma remise des diplômes de 8eme année parce que ma robe avait des bretelles qui montraient trop mes épaules.1981"

"Une fois j'ai entendu une mère supérieure demander à mes petites sœurs si elles allaient mettre des robes correctes cet été ou faire comme leur sœur Emily".

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