Ces femmes créent une chaîne sur le pont de Westminster contre le terrorisme

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WESTMINSTER
Participants in the Women's March, gather on Westminster Bridge to hold hands in silence, to remember victims of the attack in Westminster earlier in the week, in London, Britain March 26, 2017. REUTERS/Neil Hall | Neil Hall / Reuters
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INTERNATIONAL - Elles se tiennent la main face au terrorisme. Dimanche 26 mars, cinq jours après les attentats qui ont frappé la ville de Londres, des dizaines de femmes se sont réunies pour créer une chaîne humaine sur le pont de Westminster, en hommage aux victimes.

Pendant 5 minutes, ces femmes de confessions et d'origines différentes se sont tenues la main, en silence et tête baissée pour protester contre le terrorisme et se réapproprier ce lieu, marqué par la douleur. La plupart était habillée en bleu, en rappel à la couleur de la paix.

"Une chaîne humaine de femmes se tient en solidarité sur le pont de Westminster"

"C'était si calme et impromptu. Juste pour un moment, tout le monde était présent. C'était très émouvant", a témoigné le révérend Anna Macham au média britannique The Guardian. Elle a également ajouté: "J'ai été tellement choquée par les événements cette semaine et je voulais rester aux côtés de mes sœurs musulmanes et montrer que ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise."

Cette initiative de réunion a été initiée par le collectif Women's March sur Twitter, invitant les femmes à "résister aux forces de la peur et de la division".

Julie Siddiqi, ancienne directrice général de la Société islamique d'Angleterre, qui a aidé à organiser la veillée, a déclaré à The Guardian: "La réaction de ce pays depuis mercredi a été incroyable. Les gens ont rejeté la haine et la division. Cela envoie un message positif. Ce qui est arrivé mercredi est terrible et tragique, mais nous ne le laisseront pas définir nos relations - nous pouvons nous élever au-dessus de cela."

"L'image des femmes de différentes communautés se réunissant et se tenant la main, a un pouvoir symbolique important, en particulier dans le monde en ligne où tant de mots xénophobes et racistes sont partagés", a confié au média britannique la porte-parole du collectif Women's March, Emma McNally.

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