L'ambassadrice britannique en Tunisie convoquée par le ministre des Affaires étrangères suite à l'Interdiction d'ordinateurs en cabine

Publication: Mis à jour:
JHINAOUI
ROME, ITALY - FEBRUARY 9: Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui is seen during the signing ceremony of a bilateral agreement with Foreign Minister Angelino Alfano (not seen) in Rome, Italy on February 9, 2017. (Photo by Riccardo De Luca/Anadolu Agency/Getty Images) | Riccardo De Luca/Anadolu Agency/Getty Images
Imprimer

Le ministère tunisien des Affaires étrangères a convoqué vendredi l'ambassadrice britannique pour protester contre la décision
"injustifiée" de Londres d'interdire certains appareils électroniques en cabine dans des vols en provenance de plusieurs pays, dont la Tunisie.

La représentante du Royaume-Uni Louise de Sousa a été convoquée "pour apporter des explications sur cette mesure", qui doit entrer en vigueur samedi, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Londres a décidé mardi dans la foulée des Etats-Unis d'interdire en cabine téléphone, ordinateur portable ou tablette sur des vols en provenance de Turquie et de cinq pays arabes: le Liban, la Jordanie, l'Egypte, la Tunisie et l'Arabie saoudite.

La Tunisie a été surprise par cette interdiction "prise sans consultation", a indiqué le chargé des Affaires européennes au sein du ministère, Mohamed Mezghani dans le communiqué.

Il a dénoncé une mesure "injustifiée" qui "ne reflète pas la réalité de la situation sécuritaire en Tunisie". Les autorités britanniques ont justifié l'interdiction par des motifs de sécurité, afin d'éviter des attentats.

"Les aéroports de Tunisie suivent les mêmes mesures de sécurité que celles appliquées à l'aéroport Heathrow à Londres", a insisté le représentant tunisien.

La Tunisie, qui a été frappée par une série d'attentats en 2015 et 2016, fait valoir que la sécurité a été largement renforcée ces derniers mois.

Le pays est sous état d'urgence permanent depuis l'attentat suicide du 24 novembre 2015 en plein Tunis contre un bus de la sécurité présidentielle (12 agents tués).

Malgré l'insistance des autorités tunisiennes, Londres continue de déconseiller les voyages non essentiels dans ce pays, qui était dans le passé très fréquenté par les touristes britanniques.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.