À Casablanca, un marché solidaire pour soutenir les coopératives marocaines (PHOTOS)

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SOUK
Ghita Ismaili
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ÉCONOMIE SOLIDAIRE - C'est le premier marché solidaire du genre au Maroc. Situé à Casablanca, en face de la gare ferroviaire de l'Oasis, le magasin mis en place par la Fondation Mohammed V s'étend sur deux étages.

Dans les rayons, on retrouve toutes sortes de produits du terroir soigneusement présentés. Huile d'argan alimentaire et cosmétique, vinaigre de grenadine, sirop de dattes, miel d'euphorbe, khol de Dadès, nectar de figues de Barbarie... tout y est.

D'autres espaces du magasin sont consacrés aux produits artisanaux, à la tapisserie, la poterie, la tannerie, la boiserie ou encore au textile. Au total, plus de 2.200 produits sont exposés à la vente.

152 coopératives représentées

Inauguré le 14 mars dernier par le roi Mohammed VI, le marché est un projet pilote de la fondation. S'il réussit, d'autres devraient ouvrir dans plusieurs villes du Maroc.

Selon ses responsables, 152 coopératives sont pour l'instant concernées par le projet dont 77 exclusivement féminines et 5 masculines.

"Ce marché solidaire a été réfléchi pour soutenir la commercialisation des produits des coopératives, en particulier celles qui sont féminines", a fait savoir Sanaae Dardikh, responsable du pôle communication et développement institutionnel de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, lors d’une visite organisée pour la presse jeudi 23 mars.

L'idée du projet "est venue d'une réflexion en bout de chaîne. Beaucoup de ces tapis proviennent des centres de formation et de qualification de la fondation qui ont été développés à travers le Maroc et en particulier dans la région du Sud, à Taznakht notamment où nous avons un grand centre", poursuit-elle.

Des prix abordables

Les prix affichés sont pour leur plus grande partie abordables. Par exemple, les 20 ml d'huile de sésame en provenance d'Al Hoceima (nord-est) sont vendus à 20 dirhams. Cinq litres d'huile d'olive vierge d'Er-rich, dans la région de Tafilalet, pour 250 dirhams ou encore 250 ml de nectar de figues de Barbarie en bouteilles à 10 dirhams.

Selon El Helafi Hassan, chef de projet au sein de la Fondation Mohammed V, et chargé des partenariats, ce sont les coopératives qui fixent elles-mêmes les prix de vente en fonction des coûts de production et de l'emballage, entre autres. Les produits mis en vente sont presque tous certifiés bio.

"Les bénéfices des ventes sont reversés entièrement aux coopératives", a-t-il affirmé. Pour l'instant, elles "paient uniquement les frais de transport. Mais à partir de la deuxième année, nous allons exiger une contribution de leur part, soit un prélèvement sur les bénéfices ventes, qui servira à assurer la durabilité du centre".

Selon le responsable, cette contribution serait établie entre 5 et 10% "maximum".

Depuis son ouverture il y a une semaine, le marché qui a nécessité un investissement de 16,5 millions de dirhams, connait une forte affluence. Plus de 5.000 produits ont été vendus, selon la fondation.

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