Cinq moments marquants de la carrière de Younès El Aynaoui

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AYNAOUI HEWITT
Younès El Aynaoui de retour, cinq moments marquants de sa carrière | DR
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TENNIS - Qui l'aurait cru. Après sept ans d'absence, Younès El Aynaoui, 45 ans, est de retour sur le circuit. À Bahrein, celui qui est considéré comme le meilleur joueur de tennis marocain de tous les temps, a renoué avec la victoire.

Alors qu'il n'avait pas gagné depuis 2010, le Marocain a réussi samedi à passer le premier tour des qualifications du Future de Manama (ITF), en battant le Bahreïnien Hamad Abdulaal (6-0, 6-0).

Lundi, c'était au tour de l'Indien Shaahbaz Khan de se faire éliminer après un match très serré (6-7, 7-6, 6-4). Enfin mardi, l'ex-numéro 14 mondial s'est qualifié pour le deuxième tour du tableau final en battant l'Autrichien Bernd Kossler (6-4, 2-6, 7-5), rapporte le site spécialisé Tennisactu.net.

Le Marocain qui s'est incliné en huitièmes de finale du tournoi ce mercredi, face au Norvégien Viktor Durasovic, n'a pas l'intention de retrouver le circuit de manière durable. Le site belge Dhnet rapporte en effet que Younès El Aynaoui, aujourd'hui entraîneur de la fédération du Qatar, a surtout "profité de la présence de deux de ses joueurs sur le tournoi pour s'inscrire... et montrer l'exemple". Les deux joueurs avaient pour leur part été éliminés dès le premier tour, précise le site belge.

Reste que Younès El Aynaoui peut se flatter d'avoir réussi une belle carrière. Retour sur cinq moments inoubliables qui nous ont fait vibrés:

1. Premières huitièmes de Roland-Garros

Devenu joueur de tennis professionnel en 1990, Younès El Aynaoui parvient cinq années plus tard à rejoindre les huitièmes de finale du tournoi de Roland-Garros, devenant ainsi le premier joueur marocain à atteindre ce stade de la compétition.

Après avoir éliminé le Néo-Zélandais Steven Downs, l'Ukrainien Dimitri Poliakov, et le Belge Filip Dewulf, le Marocain s'est finalement incliné face à l'Américain André Agassi, alors numéro 1 mondial. Score final: 6-4, 6-2, 6-2.

2. Le Grand prix Hassan II à Casablanca

C'était en avril 2002, sur la terre battue du Complexe Al Amal à Casablanca. Après une finale sensationnelle où il affronte l'Argentin Guillermo Cañas, Younès El Aynaoui devient le deuxième Marocain à remporter le Grand prix Hassan II (3-6, 6-3, 6-2), après Hicham Arazi. La même année, il remporte le BMW Open à Munich et atteint deux finales à Dubaï et Bastad.

3. Son meilleur classement ATP

En 2003, après avoir remporté le premier tournoi de l'année du circuit ATP à Doha et réussi à se qualifier pour les quarts de finale de l'Open d'Australie et de l'U.S. Open, El Aynaoui devient 14e mondial au classement. Après lui, plus aucun Marocain ne se hissera aussi haut dans le classement ATP.

aynaoui 2002

Younès El Aynaoui à Doha en 2002

4. Battre Lleyton Hewitt en Australie

Alors que l'Australien Lleyton Hewitt rêvait de remporter l'Open de son pays, il a dû faire face à un Younès El Aynaoui très en forme.
Ce dernier n'a pas perdu le moindre jeu de service et a donné à Hewitt seulement trois balles de break avant de s'imposer 6-7, 7-6, 7-6, 6-4. Lors de ce match, El Aynaoui a servi pas moins de 33 aces.

5. Le match interminable contre Andy Roddick

Les férus du tennis s'en rappellent encore. En 2003, le Marocain affrontait en quart de finale de l'Open d'Australie l'Américain Andy Rodick, alors 10e mondial à seulement 20 ans. Le match a duré cinq heures. Le cinquième set a duré à lui seul 2h30. Malgré une balle de match à 5-4 dans le dernier set, c'est finalement Andy Roddick qui réussira à s'imposer avec le score de 4-6, 7-6, 4-6, 6-4, 21-19. John McEnroe présent dans les gradins confie alors que ce fut "le plus beau match qu'il a vu de toute sa vie".

"Même si j'ai perdu, je suis heureux. Je suis passé tout près de remporter ce match. Je suis tombé sur un adversaire coriace qui m'a sorti un coup superbe sur la seule balle de match que je me suis procurée. Je pense que les gens ont réalisé que je pouvais jouer à un bon niveau. Ce que ça va changer? Déjà, qu'on ne me prenne plus pour James Blake, peut-être", plaisantait après le match, beau joueur malgré l'élimination, le Marocain.

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