Un artiste conceptuel suédois crée une médina en 3D (PHOTOS)

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benjamin sjöberg
Difficile de croire que cette médina virtuelle est sortie tout droit de l’imaginaire d’un artiste qui n’a jamais mis les pieds au Maroc. Mais il faut dire que Benjamin Sjöberg, repéré par Palette 30', a toujours été fasciné par les couleurs et les motifs que l’on découvre en se baladant dans les ruelles étroites de l’ancienne médina, et la lumière qui s'infiltre à travers les toits en treillis des bazars et des souks. Et lorsqu’il a dû choisir un thème pour son projet de fin d’études, la médina marocaine fut une évidence.

Artiste conceptuel junior spécialisé dans l’environnement 3D à Massive Entertainment, un studio Ubisoft situé à Malmö en Suède, Benjamin Sjöberg, 27 ans, a créé son projet "La médina marocaine" durant la fin de ses études d’artiste de jeux-vidéos au centre de formation professionnelle The Game Assembly.

En s’inspirant d’images de différentes villes marocaines, il réussit à construire une médina fictive, évoquant l’atmosphère qui embaume ce lieu de tradition et de culture. "La médina marocaine était en fait toujours quelque part dans mon esprit, et c'est la première chose à laquelle j’ai pensé quand j'ai dû choisir un thème d’environnement pour mon portfolio", confie au HuffPost Maroc Benjamin Sjöberg.
"Après ce premier élan d’inspiration, j'ai mené des recherches et parcouru des sites internet en quête d’images du monde réel auxquelles je pourrais me référer. J’ai fini par réunir une bibliothèque de visuels et de détails qui m’ont permis de construire un concept pour mon environnement", ajoute l'artiste.

sjoberg bab

benjamin sjöberg chefchaouen

Les murs bleus de Chefchaouen ont particulièrement retenu l’attention de Benjamin Sjöberg qui les a intégrés à sa médina. Fès a évidemment été une source d’inspiration pour l’artiste, tout comme la mosquée Hassan II de Casablanca. Ainsi, il a souhaité rajouter parfois cet élément architectural que l’on retrouve dans chaque médina: le minaret, qui apporte plus d’ampleur et de perspective à son espace. Le résultat final est donc un collage d’images de plusieurs espaces, plutôt qu’une réplique d’un seul endroit.

benjamin sjöberg medina

"Mon concept initial était plutôt réaliste, mais plus je travaillais dessus, plus l’environnement devenait de moins en moins réaliste. Je me dirigeais plus vers une exagération et une stylisation de la réalité, avec un esprit d’Uncharted et un zeste de Bilzzard’s Overwatch" (jeux-vidéos très populaires, ndlr).

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"J’ai utilisé le moteur de jeu-vidéo Unreal Engine pour construire mes scènes. Je n’avais pas l’habitude d’utiliser ce logiciel ce qui m’a un peu compliqué la tâche. Quand j’y repense, je réalise que j’ai visé très haut pour ce projet. J’ai beaucoup expérimenté en essayant de fusionner les matériaux avec la peinture Vertex (outil de peinture digitale en 3D) et en estompant le plâtre des murs de brique. C’était très dur et cela a nécessité beaucoup de travail, mais ça en valait vraiment la peine."

lumière benjamin sjöberg

"Si ce projet a réussi à me faire découvrir le Maroc autrement, j’aimerais quand même pouvoir m’y rendre en personne et admirer de mes propres yeux ces lieux qui, j'en suis certain, sauront m’inspirer à nouveau."

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