L'attentat à Londres a fait trois morts et une quarantaine de blessés (VIDÉOS/PHOTOS)

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Un homme armé d'un couteau a semé la terreur dans le coeur de Londres, mercredi, fonçant avec une voiture sur des piétons qui circulaient sur le pont de Westminster et poignardant à mort un policier qui se trouvait à l'intérieur de l'enceinte du parlement britannique.

L'attaque, qui a été qualifiée d'attentat terroriste par les autorités, a fait trois morts, dont l'assaillant selon un bilan revu à la baisse. Une quarantaine de personnes ont également été blessées, dont trois policiers.

Le suspect a été abattu par la police à quelques mètres de l'entrée du palais de Westminster, à l'ombre de la célèbre tour de Big Ben. Les parlementaires, le personnel et les visiteurs qui se trouvaient dans le parlement ont été placés en confinement une bonne partie de l'après-midi.

En plus de l'assaillant, un policier et trois piétons, qui se trouvaient sur le pont, ont perdu la vie dans l'attentat. Le policier tué a été identifié comme étant Keith Palmer, âgé de 48 ans.

Le service ambulancier de Londres a indiqué avoir pris en charge 12 patients qui souffraient de blessures sérieuses et huit qui ont été moins grièvement blessés. La médecin Colleen Anderson, de l'Hôpital St-Thomas, a déclaré que certains blessés souffraient de blessures "catastrophiques".

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Attaque à Londres
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Le ministère français des Affaires étrangères a mentionné que trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau, situé en Bretagne, figuraient parmi les blessés. Ils étaient en voyage scolaire à Londres au moment du drame. Le gouvernement français a affrété un avion pour conduire les familles des lycéens blessés à leur chevet.

Deux Roumains ont également été blessés à Londres, a fait savoir le ministère roumain des Affaires étrangères.

Selon l'autorité portuaire de Londres, une femme a été repêchée blessée mais vivante dans la Tamise.

Scotland Yard a déclaré avoir ouvert une enquête pour terrorisme, bien que l'attaque n'ait pas été revendiquée dans l'immédiat.

Le chef de la section de lutte contre le terrorisme de la police britannique, Mark Rowley, a mentionné que la police croit connaître l'identité du suspect, qui aurait agi seul. Il a ajouté que les enquêteurs suivaient la piste de l'extrémisme islamique.

M. Rowley a annoncé que la présence policière serait accrue dans les rues de Londres au cours des prochains jours pour rassurer le public. Des centaines de policiers participent à l'enquête, a-t-il assuré.

Le niveau de menace était déjà élevé au Royaume-Uni, ce qui signifie qu'une attaque terroriste était "très probable".

La première ministre réagit

Le suspect est tombé sous les balles des policiers à un jet de pierre de l'entrée du palais de Westminster, qui était bondé de visiteurs et de groupes scolaires. Derrière l'édifice millénaire se trouve un corridor qui mène à la Chambre des communes et à la Chambre des lords.

La première ministre Theresa May se trouvait au parlement au moment de l'attaque. Elle a rapidement été prise en charge par les services de sécurité et conduite à sa résidence officielle du 10, Downing Street.

Après l'attaque, Mme May a présidé une rencontre du comité d'urgence du gouvernement. Ce comité, communément appelé Cobra, s'était notamment réuni dans la foulée de l'attaque contre le réseau de transport public de Londres le 7 juillet 2005.

Dans une déclaration diffusée en fin de soirée, Mme May a vertement condamné l'attaque. Le parlement n'a pas été ciblé au hasard, a-t-elle dit, affirmant que l'assaillant voulait défier les valeurs démocratiques qu'il représente.

Elle a assuré que "les parlementaires se réuniront jeudi matin comme d'habitude" et a demandé à ses concitoyens de continuer leurs activités habituelles.

"Nous allons avancer tous ensemble, sans céder à la terreur en ne permettant jamais aux voix de la haine et du mal de nous diviser."

Cet événement est survenu un an, jour pour jour, après les attentats dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, qui avaient fait 32 morts. L'attentat de Londres n'est pas non plus sans rappeler les attaques survenues à Berlin, en Allemagne, et à Nice, en France, où des camions béliers ont été utilisés ces derniers mois.

Lorsque le drame est survenu, vers 14h40 heure locale, les députés étaient réunis pour procéder à une série de votes. Le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, a annoncé aux parlementaires que la séance était suspendue, tout en leur demandant de rester sur place.

Le parlement a été placé en confinement pendant plusieurs heures et la station de métro Westminster, située à proximité, a été fermée.

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