La réutilisation des eaux usées fait toujours défaut

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EAU MAROC
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CONSOMMATION - Le constat est sans appel. Le stress hydrique est l’un des grands défis que le Maroc devra relever dans les prochaines années. Surtout avec un déficit en eau qui devra atteindre 5 milliards de m3/an en 2030 contre 2 milliards actuellement.

Face à ce constat, "la rationalisation de la gestion de cette ressource s’impose pour répondre aux besoins de la population", a souligné Charafat Afailal, ministre chargé de l’Eau, lors d’une table ronde organisée en marge de la journée mondiale de l’eau.

La réutilisation à la traîne

Le système de traitement des eaux usées mis en place pour compenser le risque de raréfaction de cette ressource reste insuffisant. Preuve en est le bilan présenté par la tutelle. Aujourd’hui, sur un ensemble de 550 millions de m3 de ressources usées, seules 45% sont traitées. "Mais seulement 20 % du volume des eaux épurées par an sont réutilisées, soit un volume de 47,5 millions de m3/an", ajoute la ministre. Or, le plan national de l’eau prévoit la réutilisation de pas moins de 325 millions de m3/an d’ici 2030. "Un tel objectif demeure tributaire du passage d’un modèle de traitement et de rejet vers un modèle d’épuration et de réutilisation", prévient la ministre.

Alors que ce plan national n’a pas encore atteint les objectifs fixés, la tutelle planche sur un nouveau plan national de réutilisation des eaux usées. Cette fois-ci, il s’agira de fixer le cadre réglementaire et le montage financier nécessaire à l’exécution des projets de réutilisation.

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