Rabat accueille un nouveau festival culturel, "Résonances"

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FESTIVAL RSONANCES
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CULTURE - La ville de Rabat ne cesse de s’affirmer en tant que capitale culturelle, grâce aux événements organisés dans la capitale. Cette dernière accueillera du 5 au 11 avril un nouveau rendez-vous, Résonances, festival pluridisciplinaire qui met le dialogue interculturel à l’honneur.

Résonances est né d’une volonté de créer un espace d’échange entre différentes cultures. "Quand les arts dialoguent, ils se mettent en lumière," explique au HuffPost Maroc Ilham Mirnezami, directrice artistique du festival. "On voulait provoquer des rencontres artistiques improbables pour enrichir l’expérience du spectateur".

Le festival se veut notamment une plateforme d’échange entre l’Europe et l’Afrique, deux continents qui se retrouvent au Maroc, mettent de côté leurs différends pour laisser place à la création artistique.

Regards croisés

Pour cette première édition, "Résonances" a choisi pour thème "La diversité culturelle en partage dans l’espace euro-afro-méditerranéen", un choix qui se traduit par un florilège d’artistes présents pour l'occasion.

Le public pourra ainsi retrouver le groupe Gnawa Fusion, la chanteuse d’origine marocaine Sophia Charai, le chanteur et multi-instrumentiste Haroun Teboul, le trio Cavalcade, ou encore François Salque et Pierre Fouchenneret qui sont parmi les meilleurs musiciens classiques de leurs générations.

Le trio Cavalcade composé de Jérémy Jouve et Mathias Duplessy à la guitare, et de Prabhu Edouard au tabla

"On a suivi une véritable ligne artistique dans le choix des participants au festival," éclaircit Ilham Mirnezami. "Tous les artistes évoluent dans les musiques du monde. Ils sont ouverts au mélange des genres et pourront s’adapter aux rencontres musicales prévues pour le festival".

Le festival rend aussi hommage à l'un des grands maîtres de la calligraphie contemporaine, l’Irakien Ghani Alani, invité d'honneur du festival. L'artiste prône ce mélange de culture et conçoit la calligraphie comme un art combinant la tradition et la modernité. Son engagement lui a valu le titre de Lauréat du prix Unesco-Sharjah en 2009 pour la Culture arabe.

ghani alani

Au-delà de la scène

"Résonances", ce sont également des ateliers dirigés par les artistes, ateliers consacrés à la percussion avec Saïd Alami, au chant avec Sophia Charai, ou encore à la mode avec le créateur français d’origine malienne, Mossi Traoré.

Les r'batis pourront aussi assister à des conférences données par des professionnels dont le Directeur adjoint de la Bibliothèque Nationale, Abdelati Lahlou, l’avocat d’affaires Abdelatif Laamrani, ainsi que le chargé du programme culturel Unesco-Mali, Ali Daou, pour discuter de l’aspect plus politique et économique de l’art et de la culture. Ces conférences et ateliers seront gratuits et ouverts à tous, le festival ayant pour vocation de démocratiser l’accès à la culture et à l’art.

"J’ai toujours voulu faire quelque chose pour le Maroc, mon pays d’origine. Surtout en ce moment où le Maroc connaît une effervescence culturelle et un dynamisme qui appelle à des échanges", confie Ilham Mirnezami, fondatrice et directrice de la structure culturelle Melting-Culture à Paris.

Le festival Résonances est le fruit d’une collaboration entre les co-organisateurs Melting-Culture (France) et d’Art Louane (Maroc) avec les structures partenaires Totem, agence de management d'artistes classiques, WEVO (France) et plusieurs instances académiques, structures artistiques et associatives marocaines. C’est une continuation du projet initial "Équations Nomades" co-fondé par Ilham Mirnezami et Elsa Vautrain de la structure Totem, et qui tourne autour la diversité culturelle en se déplaçant partout en Afrique. Résonances, est quant à lui dédié à la ville de Rabat et compte multiplier les éditions pour pouvoir accueillir encore plus d’artistes internationaux dans les années à venir.

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