3 cinéastes tunisiens sacrés à la 4ème édition des courts métrages tunisiens à Paris

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Les cinéastes tunisiens Charfeddine Ferjani, Maher Hasnaoui et Noussaiba M’sallem ont reçu, lundi 20 mars, les trophées du 4ème concours des courts métrages, lors d’une soirée cinématographique organisée par la Fondation de la Maison de Tunisie à Paris.

Organisée les 27 et 28 janvier 2017, à la Maison de Tunisie à Paris, la 4ème édition des courts métrages tunisiens a primé trois jeunes cinéastes pour leur travaux.

Charfeddine Ferjani a eu le prix du meilleur documentaire pour ”Kabrane“. Réalisé dans le cadre du projet de fin d’études à l’Institut supérieur des arts et métiers à Gabès, ”Kabrane“, qui dure 23 minutes, raconte les relations humaines qui se nouent entre les ouvriers qui récoltent les olives et le chef des lieux.

Maher Hasnaoui a été primé pour la réalisation de la meilleure fiction ”Khalâa“. Un court métrage qui aborde les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes tunisiens et les enfants abandonnés.

Noussaiba M’sallem qui a récolté la mention spéciale du jury pour son court métrage ”Les commerçantes“, n’a pas pu assister à la cérémonie de remise des trophées car elle n’a pas pu obtenir un visa.

La jeune cinéaste rend hommage à un groupe de femmes célibataires originaires de Telmine, petit village dans le gouvernorat de Kebili.

Livrées à elles-mêmes, ces femmes confrontent l’inconnu pour gagner leur vie.

Avant la remise des trophées et la projection des courts-métrages primés, le public a pu avoir une idée sur une époque de l’histoire de la Tunisie à travers le film documentaire ” Protectorat 1881 ” réalisé par Tarek Ibrahim.

Retraçant une époque fatidique de l’histoire de la Tunisie, le documentaire-fiction projette la lumière sur les circonstances du protectorat français en 1881, la chute du pouvoir du Bey et la résistance tunisienne notamment dans les régions du Kef, Jendouba et Tabarka.

L’histoire a été racontée par l’artiste Sondos Belhassen qui a fait un voyage dans le temps et l’espace à travers une chorégraphie.

”La narratrice est la voix du réalisateur“, déclare à l’agence Tap le producteur du documentaire Moheddine Temimi.

”Elle a dit les choses comme elle les sent“, ajoute Temimi.

Le directeur de la Maison de Tunisie, Imed Frikha a souligné que le choix du documentaire ” Protectorat 1881 ” a pour objectif d’apporter un éclairage sur une époque de l’histoire de la Tunisie.

Le film était, également, choisi pour célébrer le 61ème anniversaire de l’indépendance, d’après Imed Frikha.

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