Les États-Unis pourraient interdire les ordinateurs aux passagers en provenance du Moyen-Orient

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AVION USA
ERIK DE CASTRO / REUTERS
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Les États-Unis s'apprêtent à interdire à partir de ce mardi 21 mars aux passagers embarquant sur des vols en provenance de plusieurs pays du Moyen-Orient d'emporter en cabine les appareils électroniques plus gros que les smartphones, comme des tablettes ou des ordinateurs portables, selon plusieurs médias et les tweets de compagnies.

Sur son compte officiel Twitter, la compagnie Saudi Airlines prévient lundi que "les ordinateurs portables et les tablettes ne sont pas autorisés sur les vols vers les États-Unis".

"Les téléphones cellulaires et les appareils médicaux nécessaires pendant le vol sont exclus de cette interdiction", a dit de son côté la compagnie jordanienne Royal Jordanian dans un tweet à l'intention de ses clients diffusé lundi dans l'après-midi.

Le tweet a ensuite été effacé par la compagnie. Des médias américains ont expliqué que la nouvelle régulation, prise pour des questions de sécurité et de menaces d'attentats, devait rester pour l'instant confidentielle.

"Les appareils interdits, par exemple les ordinateurs portables, les tablettes, les appareils photo, les lecteurs de DVD et de jeux électroniques... etc., doivent être emportés dans des bagages enregistrés" donc placés dans la soute de l'avion, expliquait également la compagnie dans ce tweet.

"Royal Jordanian a supprimé son tweet au sujet du 'eletronic ban'"

8 pays pourraient être concernés

Cette interdiction des appareils électroniques plus gros que les smartphones serait liée à une menace provenant du groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), actif au Yemen, a affirmé la chaîne de télévision CNN, citant un responsable américain.

Ces mesures visent les vols opérés par des compagnies de huit pays, selon le journal Financial Times.

"D'après l'agence AP, voici les aéroports de ces autres pays seront concernés par 'l'electronic ban': Égypte, Arabie saoudite, Maroc, Qatar, Turquie, Émirats arabes unis"

Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) s'est de son côté refusé à tout commentaire et a dit qu'il fournirait des "informations lorsque ce serait approprié".

Ces mesures s'inscrivent dans un contexte de resserrement des contrôles aux frontières et plus généralement de la politique d'immigration des États-Unis depuis l'entrée en fonctions du président Donald Trump.

Le président républicain essaie d'imposer une interdiction temporaire d'entrée aux États-Unis aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans ainsi qu'à tous les réfugiés.

Cette interdiction est contenue dans un décret migratoire qui a été bloqué à deux reprises par des juges fédéraux américains.

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