Accusée de corruption, la députée Salima Otmani démise de ses fonctions au sein du FLN

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La députée et membre du bureau politique du FLN, Salima Otmani, chargée de la condition féminine, impliquée dans une affaire de corruption, a été démise de ses fonctions ce mardi 21 mars 2017 par le secrétaire général Djamel Ould Abbès, rapportent plusieurs médias.

Selon le quotidien El Khabar, Djamel Ould Abbès a annoncé à cette députée sa décision de mettre fin à ses fonctions au sein du FLN quelques instants avant la tenue de la réunion du bureau politique au siège du parti à El Mouradia.

Salima Otmani a été accusée d'avoir reçu 100 millions de dinars de pots-de-vin de la part de Kehal Nourredine, un autre député FLN en échange de la deuxième place de la liste électorale de ce parti dans la wilaya de Constantine.

Le scandale a éclaté lorsque M. Kehal a déclaré avoir enregistré une déclaration dans laquelle la chargée de la condition féminine au sein du FLN lui exigeait cette coquette somme en échange de son inscription dans cette liste. Une copie de cet enregistrement a été remise aux services de la Sûreté qui ont ouvert une enquête.

A en croire plusieurs médias, ils ont également perquisitionné le domicile de Salima Otmani pour y trouver une valise pleine d'argent.

Les scandales se multiplient au sein du FLN, quelques semaines avant la tenue des élections législatives du 4 mai. Le 11 mars dernier, un militant est décédé d'un malaise cardiaque suite à une bagarre entre les partisans et opposants à la liste électorale, à Tiaret.

Le ministre de l'enseignement supérieur, Tahar Hadjar a été choisi à la tête de liste du FLN dans cette wilaya et la décision du parti a suscité la colère de certains militants, qui ont fini par organiser des sit-in de protestation devant le siège local.

Quelques jours plus tard, c'est le fils de Djamel Ould Abbès qui a été accusé de corruption. Selon certains médias, les forces de l'ordre ont même perquisitionné son domicile pour y trouver une somme d'argent et des formulaires liés aux législatives.

Interrogé lors d'une conférence de presse sur cette "rumeur", le secrétaire général n'a ni confirmé ni infirmé cette information, affirmant "faire confiance à la justice de notre pays".

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