Législatives: une liste du front national algérien (FNA) exclusivement féminine à Chlef

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ALGIERS, ALGERIA - APRIl 17: An Algerian woman casts her ballot for Algeria's presidential election at a polling station in Algiers, Algeria on April 17, 2014. Voting started Thursday in Algeria's presidential election, amid expectations that incumbent President Abdelaziz Bouteflika will win re-election. Six candidates, including Bouteflika, are contesting the Arab-African country's most coveted post. (Photo by Bechir Ramzy/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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La liste des candidats aux élections législatives du 4 mai prochain du parti du Front national algérien (FNA) dans la wilaya de Chlef est exclusivement féminine. Un événement inédit, une première dans l'histoire des législatives en Algérie. Et rassurez-vous, les candidates ont toutes un diplôme universitaire, tient à préciser le quotidien El Watan.

La présidente du bureau de cette wilaya a expliqué que les femmes militantes sont bien plus nombreuses dans les cellules communales de son parti, fondé en 1999. "Nous avons bien des candidats hommes mais les femmes militantes sont plus nombreuses dans les structures locales". Elles sont en moyenne de 32 ans et sont pour la plupart militantes dans le FNA depuis 2012, précise Khadoudja Bouceka.

Un événement inédit puisque les listes des candidatures aux élections législatives ont toujours été dominées par les hommes. "Une forme de reconnaissance, un hommage à toutes ces femmes qui donnent du sens à l’exercice du rôle des députés dans le Parlement", estime-t-elle.

Moussa Touati et le bureau national du FNA ont préféré accorder leur confiance à ces militantes, toutes diplômées dans des universités.

La présidence du bureau de Chlef, par ailleurs avocate, est secondée par Syhem Braikia. Elle est maître-assistante hospitalo-universitaire et spécialiste en oncologie, rajoute El Watan.

La troisième militante sur la liste est Fouzia Mitt est licenciée en langue arabe et le groupe accueille également des universitaires âgées de moins de 25 ans. "L’ensemble des postulantes sont d’un niveau intellectuel égal voire supérieur à la moyenne", poursuit Mme. Bouceka, comme pour rassurer après la polémique survenue sur le niveau d'instruction de plusieurs candidats, dont certains ne sont même pas bacheliers.

Le quotidien El Khabar affirmait la semaine dernière que "la moitié des candidats aux élections législatives, 5.260 sur les 12.591 agréés n'avaient pas de baccalaureat".

Ces candidates se montrent bien optimistes et déterminées à décrocher des sièges pour le prochain mandat parlementaire. Et pour réussir ce pari, "nous allons privilégier le travail de proximité pour défendre nos convictions auprès des électeurs et électrices et leur expliquer notre programme de changement", conclut Mme. Braikia.

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