Donald Trump a-t-il ignoré l'offre de poignée de main de Angela Merkel?

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TRUMP MERKEL
JONATHAN ERNST / REUTERS
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Les poignées de main de Donald Trump avec les dirigeants étrangers en visite aux Etats-Unis sont en passe d'entrer dans l'histoire. Après l'étrange poignée de main avec le premier ministre japonais et la technique de Justin Trudeau pour échapper à la sienne, c'était au tour d'Angela Merkel de se prêter au jeu ce vendredi 17 mars.

Ou plutôt, d'essayer. Car lorsqu'Angela Merkel s'est tournée vers le président américain pour répondre à la demande des journalistes, qui souhaitaient immortaliser une poignée de main dans le Bureau Ovale, le président américain a tout simplement semblé ignorer sa demande, sans que l'on sache s'il a agit volontairement ou non.

"Les photographes: pouvons-nous avoir une poignée de main? /Merkel à Trump: Est-ce que tu veux me serrer la main? /Trump: pas de réponse/ Merkel: tête dépitée"

La méprise, qui a rapidement été relayée par les journalistes sur place, semble en tout cas illustrer parfaitement les tensions latentes entre la chancelière allemande et le toujours très controversé président américain.

Objectif: rassurer

A l'issue de la rencontre, les deux dirigeants se sont pliés à la traditionnelle conférence de presse, au cours de laquelle ils ont abordé certains points sujets à discorde. "J'ai redit à la chancelière Merkel mon soutien sans faille à l'Otan, tout comme le besoin pour nos alliés de l'Otan de payer leur juste part pour la défense" de l'alliance, a ainsi déclaré Donald Trump.

La dirigeante allemande a pour sa part assuré que "l'Allemagne devait augmenter ses dépenses" dans l'Otan. "Nous nous engageons aujourd'hui à cet objectif de 2% du PIB jusqu'en 2024", a-t-elle déclaré. "L'an dernier, nous avons augmenté nos dépenses de défense de 8% et nous allons travailler à nouveau là-dessus", a ajouté la chancelière.

Pendant sa campagne, Donald Trump s'était pourtant montré très critique envers l'Alliance atlantique, qu'il avait qualifiée d'"obsolète". Il reproche régulièrement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier.

Le milliardaire, connu pour ses positions protectionnistes, a également tenté de rassurer la dirigeante allemande sur les relations commerciales entre les Etats-Unis et l'Union Européenne. "Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais aussi du commerce équitable, et notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses" en termes de dette et de déficits, a déclaré le dirigeant américain. Angela Merkel a quant à elle dit espérer la reprise des négociations commerciales entre l'UE et les États-Unis.

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